Buch lesen: "Essai de topographie cérébrale par la cérébrotomie méthodique"

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Pierre Bitot

Essai de topographie cérébrale par la cérébrotomie méthodique

Conservation des pièces normales et pathologiques par un procédé particulier


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066335014

Table des matières

INTRODUCTION

CARACTÈRES GÉNÉRAUX DES ZONES MÉSO-LOBAIRES

CARACTÈRES PARTICULIERS DES ZONES MÉSO-LOBAIRES DE0m010D’ÉPAISSEUR AU NOMBRE DE SEPT

PREMIÈRE ZONE

DEUXIÈME ZONE

TROISIÈME ZONE

QUATRIÈME ZONE

CINQUIÈME: ZONE

SIXIÈME ZONE

SEPTIÈME ZONE

TOPOGRAPHIE DE LA PORTION MÉSO-LOBAIRE DU CERVEAU PAR RAPPORT A LA PAROI CRANIENNE

INTRODUCTION

Table des matières

La question de la localisation des maladies cérébrales est sérieusement à l’ordre du jour; l’expérimentation et la clinique l’ont placée sur son véritable terrain: celui qui tombe sous nos sens.

Pour la faire avancer, les vérités suivantes, positives ou négatives, doivent nous servir de phare.

A.–On ne connaît pas encore au juste la constitution de la substance corticale du cerveau. On connaît moins encore celle de la substance blanche ou médullaire, bien qu’elle ne soit formée que d’éléments simples, fibres ou tubes. Ces fibres sont certainement arrangées entre elles, mais elles le sont, pour nous actuellement, d’une façon inextricable.

B.–Dans le cerveau, comme dans les autres parties de l’économie, rien ne se fait au hasard; il y a des conditions anatomiques générales qui président, soit an développement, soit au mode de répartition des lésions. (Charcot.)

C.–Ces conditions anatomiques générales procèdent systématiquement, c’est-à-dire que, sous leur influence, les éléments nerveux matériels, amorphes ou configurés, se placent fatalement dans tel ou tel point, dans telle ou telle région déterminée.

D.–Dans la moelle épinière, l’existence des lésions systématiques est démontrée. (Vulpian.) L’anatomie pathologique, éclairée par la clinique, est parvenue à décomposer la moelle en un certain nombre de départements et d’organes secondaires. Ces lésions, ces localisations spinales, coïncident avec des syndromes, avec un ensemble déterminé de symptômes; maladie, physiologie, anatomie marchent ici systématiquement de concert. Il doit en être de même dans le cerveau.

E.–Il faut se mettre à la recherche de ces localisations, de ces lésions systématiques. Sur le terrain où nous sommes, elles constituent le simple par lequel on doit toujours s’efforcer de passer pour arriver au composé.

F.–Dans le cerveau, la circulation artérielle est centralisée; elle est décentralisée dans la moelle; elle est mixte dans la moelle allongée (pédoncules cérébraux, protubérance, bulbe). Dans le cerveau, trois artères seulement (surtout la sylvienne ou cérébrale moyenne) dominent la situation. Ces artères se partagent cet organe qu’elles divisent en deux départements tout à fait distincts: l’un, caché, profond et ganglionnaire; l’autre, superficiel ou cortical. Les vaisseaux de ces deux départements ne communiquent pas entre eux. (Duret.)

Ceux de la région superficielle, à leur tour, se partagent les circonvolutions en trois bassins ou territoires, à peu près complètement indépendants. Le bassin de la sylvienne ou cérébrale moyenne est le plus étendu; il embrasse toute la portion directement commissurée, la portion méso-lobaire. Les autres artères se rendent surtout dans les cornes. Or, comme ces cornes ne sont, pour ainsi dire, que des parties surajoutées, il en est ainsi des artères qui leur appartiennent.

La sylvienne constitue donc l’artère principale du cerveau. Tous les centres moteurs psychiques, connus aujourd’hui, se trouvent dans son domaine. (Duret.)

Il résulte de ce qui précède, que les maladies chroniques, très lentement développées, ne contribueront pas, ou ne contribueront que bien exceptionnellement à la solution du problème des localisations cérébrales, parce qu’elles n’apportent pas de troubles sérieux dans la circulation; d’autre part, comme les troubles circulatoires, soit par arrêt (thrombose, embolie), soit par rupture (hémorrhagies) retentissent habituellement sur une vaste surface, ils ne peuvent fournir à l’observation qu’un ensemble de phénomènes hétérogènes, plutôt propres à obscurcir qu’à éclairer la question. (Charcot.)

C’est pourquoi cette question a été jusqu’à présent insoluble pour le médecin.

La solution est surtout du ressort de l’expérimentation, parce que celle-ci peut produire a volonté et presque sans ébranlement des destructions réellement localisées et variées à l’infini.

Les traumatismes par pénétration et sans commotion, véritable expérimentation sur l’homme, pourront servir dans le même sens.

La spontanéité y concourra plutôt par des lésions dans la substance blanche que dans celle de l’écorce ou des ganglions, parce que dans cette dernière la suppléance est possible, tant que la substance blanche n’a pas subi de destruction.

Dans tous les cas, les lésions de la substance blanche resteront toujours les plus précieuses, en tant qu’elles concernent l’homme. Nous devons donc les guetter et attacher plus dimportance à la monoplégie, à la monoparalysie, qu’aux affections de même nature quand elles retentissent sur une plus grande étendue.

A raison de ce qui précède, je me hasarde à faire connaître une méthode de cérébrotomie, destinée à la fois à l’anatomie pathologique et à l’anatomie topographique.

Si je ne me fais illusion, cette méthode, qui consiste à diviser le massif soumis à l’étude en lots, artificiels sans doute, mais parfaitement délimités comme situation, devra rendre des services analogues à ceux de l’analyse en général. Il faut diviser toute difficulté complexe pour arriver le plus facilement possible à la connaître. C’est ce que je fais pour le cerveau. Cet organe forme un tout composé de centres, de carrefours reliés les uns aux autres par des filaments a direction déterminée et invariable. C’est la situation de ces centres et carrefours, c’est la direction de leurs moyens de communication qu’il faut découvrir. Pour cela, je propose de diviser le tout dans sa portion la plus volumineuse, dans sa portion moyenne ou centrale, celle qui contient le plus d’objets et par laquelle sont obligés de passer tous les filaments qui rattachent les annexes ou cornes à l’axe; or, cette portion centrale ou mésolobaire n’ayant que7centimètres dans le sens horizontal ne pourra donner lieu qua sept zones verticales d’un centimètre d’épaisseur. Ce sont ces zones qu’il faut étudier anatomiquement, expérimentalement, pathologiquement.

L’étude anatomique sera facile, elle se réduira à une description de géographie simple; et ainsi comprise, la cérébrologie ne sera pas plus scabreuse que l’ostéologie ou toute autre section de l’anatomie.

L’expérimentation réclamera beaucoup de travail et de temps; la pathologie, moins de travail, mais plus de temps encore que l’expérimentation.

J’entreprends la tâche la plus facile, celle de la cérébrologie zonale.

Mon but est d’être court. Il n’entre donc pas dans mes vues de faire l’historique de la topographie cérébrale. Cependant je ne peux passer sous silence deux Mémoires publiés par deux élèves distingués de l’école féconde de M. Charcot.

1o Celui de M. Féré, sur la topographie des points importants de la périphérie du cerveau. (Note sur quelques points de la topographie du cerveau.Archives de physiologie normale et pathologique, no3, mai1876.)

2o Celui de M. Pitres, sur la nomenclature des différentes régions du centre ovale et des hémisphères cérébraux (Archives de physiologie, no2, 1877.)

De mon côté j’étudie méthodiquement la portion mésolobaire du cerveau.

1o Sans me préoccuper de la direction des scissures et des circonvolutions, direction qu’il est sage de ne pas prendre trop au sérieux pour la détermination des centres fonctionnels;

2o En faisant des tranches moins épaisses que celles de M. Pitres, afin d’être moins exposé à laisser inaperçues les destructions très circonscrites;

3o En intéressant à la fois les deux hémisphères pour permettre à l’observateur de comparer les deux côtés droit et gauche;

4o En me servant d’un outillage spécial, véritable conducteur qui placera les observateurs dans des conditions identiques, tout en rendant le travail aussi facile que rapide.

Je dois faire remarquer, du reste, que les coupes que je propose ne sont que la conséquence de mes études stasimétriques. Ces coupes étaient indispensables aux recherches de la consistance de la substance cérébrale dans toute son étendue.

Pour se rendre un compte exact du cerveau, tout le monde a recours à des sections verticales (frontales), antéro-postérieures (sagittales) et horizontales; mais chacun les fait à sa guise. Les plus habiles seuls peuvent les faire convenablement parce que l’organe frais, à cause de sa masse et de sa mollesse, est très difficile a manier. Les connaissances profondes que possèdent les maîtres en anatomie et en clinique, leur servent de conducteur naturel, mais la question dont il s’agit est trop intéressante pour que tous les médecins ne soient mis à même de concourir à son élucidation.

J’ai entendu affirmer par des confrères distingués que notre éminent cérébrotomiste, M. Luys, avait divisé le cerveau en tranches d’un millimètre. Ils sont dans l’erreur. M. Luys a pratiqué des coupes qui «se suivent méthodiquement à peu près à un millimètre les unes des autres». (Iconographie méthodique des centres nerveux; Explication des planches p.11.)

Évidemment cela ne signifie pas que les coupes n’ont qu’un millimètre, mais bien qu’elles ont été faites à une distance d’un millimètre à peu près les unes des autres sur des cerveaux différents.

En effet, l’ouvrage de M. Luys ne contient que16coupes verticales, faites du genou au bourrelet du corps calleux, c’est a dire comprenant ce que j’appelle la portion mésolobaire; or, cette portion mesurant70millimètres dans le sens horizontal, les coupes de notre confrère ont chacune plus de 4millimètres.

L’intérêt de l’anatomie réclame des coupes beaucoup plus minces sur le même sujet à l’état frais, ou du moins sur un cerveau dont la couleur n’aura pas été sérieusement altérée. Il faut que la portion mésolobaire puisse être sectionnée en tranches millimétriques et sous-millimétriques. Bientôt, si les circonstances me permettent de poursuivre mes expérimentations, je prouverai que la chose est facilement praticable. Je m’occuperai alors de la description de chaque partie du névraxe et des connexions qui les relient les unes aux autres.

L’outillage dont je me sers est composé de deux sortes d’instruments: ceux qui sont destinés à pratiquer les coupes et ceux qui permettent de les conserver. Je vais décrire les uns et les autres séparément.

1o Pour faire les diverses coupes, je me sers de trois calottes métalliques de forme crânienne, fendues: la première, transversalement; la seconde, horizontalement; la troisième, antéro-postérieurement. Ces calottes, ainsi configurées, constituent naturellement un moyen très propre à fixer dans leurs rapports respectifs les deux hemisphères cérébraux et à les sectionner sans porter atteinte à leur parallélisme.

Fig.1.


La figure1représente une des calottes montée sur ses deux supports, elle est fenêtrée dans le sens transversal et permet de pratiquer des coupes dans cette direction. Entre chaque rainure se trouve une distance de5millimètres, ce qui permet dobtenir des tranches de5, 10, 15millimètres, etc., d’épaisseur. Les deux autres calottes sont destinées à pratiquer des coupes horizontales (fig. 2) et des coupes verticales antéro-postérieures

Fig.2.


Fig.3.


Les fenêtres livrent passage à l’instrument de section, et l’espace qui les sépare représente l’épaisseur des tranches. L’instrument de section est un couteau long de30centimètres, de12ou15millimètres de largeur, d’une épaisseur de 1millimètre, ce qui lui permet de passer à frottement doux dans les fenêtres de la calotte.

Les tranches ainsi obtenues ont la même épaisseur, et la sectionépasse toujours en des points symétriques sur les deux hémisphères. On conçoit sans peine combien ce résultat facilite l’étude des parties interstitielles de la masse cérébrale et la recherche d’une lésion morbide, d’un foyer hémorrhagique par exemple, dont il est ainsi facile de déterminer avec une précision mathématique les limites dans tous les sens.

2o Les pièces étant ainsi obtenues, il s’agissait de les conserver. C’est là que les plus grandes difficultés ont commencé et que jai dû faire des essais nombreux en mettant à contribution toute l’habileté de M. Gendron.

L’appareil auquel je me suis arrêté me permet d’espérer la conservation presque indéfinie des coupes. Il consiste essentiellement en deux disques de verre d’un diamètre proportionnel à celui des zones qu’il s’agit de conserver, et en un tube circulaire en caoutchouc vulcanisé, servant de joint étanche entre les deux disques.

Montage.–Pour placer la zone cérébrale dans la boite ainsi formée par les deux disques de verre et le tube de caoutchouc, on se sert d’un instrument dont l’ensemble est représenté par la figure4. Il se compose d’un cercle métallique A, perforé sur un point de la circonférence et surmonte par un arc BC, percé au sommet d’un pas de vis dans lequel s’engage une vis de pression. Dans le cercle se place un anneau de cuivre plat, sur lequel appuient les branches d’un trépied G dont le centre reçoit la pointe de vis de pression.

Fig.4.


Fig. 5.


Voici comment on procède à l’opération: dans le cercle A (fig. 5représentant une section de monteur garni), on place un des disques de verre, puis le tube circulaire de caoutchouc, la zone à conserver au centre, et par dessus le tout, le deuxième disque de verre. Après avoir placé le cercle plat a (fig. 5et6),

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Altersbeschränkung:
0+
Veröffentlichungsdatum auf Litres:
15 Januar 2025
Umfang:
64 S. 25 Illustrationen
ISBN:
4064066335014
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Bookwire
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