Buch lesen: "La santé par le tricycle"

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Oscar Jennings

La santé par le tricycle


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066326029

Table des matières

PRINCIPAUX TRAVAUX DE L’AUTEUR

PRÉFACE

INTRODUCTION

GÉNÉRALITÉS

CHAPITRE PREMIER

CHAPITRE II

CHAPITRE III

CHAPITRE IV

CHAPITRE V

CHAPITRE VI

CHAPITRE VII

CHAPITRE VIII

CHAPITRE IX

CHAPITRE X

PRINCIPAUX TRAVAUX DE L’AUTEUR

Table des matières

1. — Comparaison des effets des divers traitements dans l’hystérie. Paris, 1878.

2. — On the Sudden discontinuance of hypodermic injections of Morphia after protracted use. Note in The Lancet, 1879.

3. — On the treatment of aortic aneurism by Galvano-Puncture. Note in Guy’s Hospital Gazette.

4. — Sur la méthode de Sayre. La Tribune médicale, 1880.

5. — Sur le traitement des maladies de la colonne vertébrale, par l’application des corsets plâtrés. Paris, O Berthier, 1880.

6. — Du Liagnostic des maladies de la moelle épinière. Volume de 107 p. avec 14 grav. dans le texte et une planche en chromolithographie. Traduit de l’anglais du professeur W.-R. Gó-WERS. Berthier, 1882.

7. — Sur l’emploi de la pilocarpine dans l’ataxie locomotrice, in l’Encéphale.

8. — Du traitement méthodique de la neurasthénie et de quelques formes d’hystérie. Vol. de 173 pages, traduit de l’anglais du professeur Weir Mitchell, avec une introduction par M. le Professeur Ball. 1883. O. Berthier.

9. — Sur un nouveau mode de traitement de la Morphinomanie. Encéphale, 1887.

10. — Des Modifications du Pouls dans la Morphinomanie, par MM. B. Bail et O. Jennings. Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 1887.

11. — Considérations sur le Traitement de la Morphinomanie, par MM. B. Ball et O. Jennings, Bulletin de l’Académie de Médecine, 1887.

12. — De la Morphinomanie (Diagnostic — Traitement). Par M. le Dr O. Jennings. Volume in-8°, avec 22 tracés sphygmographiques, Paris, J.-B. Baillière, 1887..... 1 fr. 5o

13. — On the relief of the morphia craving by. Spartéine and Nitro-glycérine. The Lancet, 27 juin 1887.

14. — Antipyrin as an anodyne. The Lancet. 10 décembre, 1887.

15. — La pratique du Massage, traduit de l’anglais du Dr W. Murrell, Paris, J.-B. Baillière, 1888.


PRÉFACE

Table des matières

Dans les pages qui vont suivre, j’ai cherché à résumer l’opinion sur le tricycle, et des malades qui ont recouvré la santé par ce moyen, et des médecins qui ont daigné s’occuper de cette intéressante question.

A mon grand regret, je n’ai pas pu enregistrer les avis de nos sommités médicales françaises, membres des Académies de Médecine ou des Sciences, pour l’excellente raison que je n’ai pas encore rencontré un académicien qui soit en même temps veloceman. En Angleterre on peut en citer plusieurs, parmi lesquels les Drs Lionel Beale et Richardson, membres de la Société Royale de Londres; je ne désespère pas aussi, dans un avenir prochain, de voir nos savants suivre cet exemple et remplacer la saison traditionnelle aux eaux minérales antiarthritiques par une promenade quotidienne en tricycle. En attendant que ces grands maîtres fassent leur éducation vélocipédique et finissent par reconnaître que la vélocipédie a un côté médical du plus haut intérêt pratique, j’ai fouillé dans les journaux spéciaux, j’ai consulté tous les auteurs médicaux qui ont écrit sur la matière, et j’ai mis aussi à profit mon expérience personnelle. Ce travail, fait à mes moments perdus, n’a pas la prétention d’être un traité complet. S’il pêche par la forme, nous avons l’espoir que nos lecteurs et lectrices y puiseront d’utiles renseignements.

Je saisis cette occasion pour remercier tous mes correspondants de l’empressement qu’ils ont mis à répondre à mon appel.

OSCAR JENNINGS.

LA SANTÉ PAR LE TRICYCLE

INTRODUCTION

Table des matières

GÉNÉRALITÉS

Table des matières

La plupart des auteurs qui se sont occupés de vélocipédie ont envisagé la question au point de vue du sport, ou encore comme exercice hygiénique. En Angleterre, le côte médical, c’est-à-dire le tricycle dans ses rapports avec la santé, a été étudié par le Dr Richardson, dans The Tricycle in relation to Health and Recreation, par le Dr Gordon Stables dans Health upon Wheels, et dans un petit pamphlet d’un auteur anonyme, intitulé : Twenty Doctors: a sufferers experience of Rheumatic gout. Mais je ne sache pas, du moins jusqu’ à présent, qu’il y ait aucun ouvrage de ce genre en français. Les brochures intéressantes des Drs Bellencontre , Desmartis , Tissié , ne traitent que de l’hygiène, et quoique tout vélocipédiste devrait les posséder, pour y puiser des renseignements de la plus haute importance pratique, on n’y trouve que peu d’indications sur la valeur du tricycle pour le rétablissement de la santé. Mon expérience personnelle du tricycle ne date pas de longtemps, à peine une année, et je n’aurais certainement pas assumé une tâche que d’autres seraient mieux en mesure de mener à bonne fin, si je n’avais rencontré, chaque fois que j’ai conseillé cet exercice à mes malades, une très grande opposition et des préjugés trop tenaces pour être combattus avec succès, malgré toute la persuasion dont je pouvais disposer. Comme on a plus de déférence pour tout ce qui est écrit et imprimé, j’ai rassemblé les documents que j’ai pu trouver en faveur d’un exercice que je préconise maintenant en bien des circonstances, pour permettre à nos lecteurs de juger en connaissance de cause.

L’emploi modéré du tricycle dans les conditions nécessaires pour éviter toute conséquence fâcheuse, est en même temps une distraction charmante, et en beaucoup de cas un moyen agréable de Kinésithérapie. Il est évident que l’excès peut être suivi d’inconvénients. Mais il serait injuste de mettre sur le compte du tricycle les effets d’un usage imprudent et ceux qui ne sont pas entraînés ne devraient s’en servir que comme exercice, distraction ou moyen de promenade, évitant les courses ou les efforts prolongés. Comme j’écris surtout pour les valétudinaires et pour indiquer un moyen de recouvrer la santé pour certains d’entre eux, il serait superflu de m’étendre ici sur les dangers des courses et de l’entraînement. Mais malgré la désapprobation, que je prévois, des athlètes jeunes et enthousiastes, je dirai que l’état de santé qui accompagne l’entraînement parfait est loin d’être aussi satisfaisant qu’on pourrait le croire. Il y a quelque temps, un médecin anglais a fait une enquête sur la santé ultérieure de ceux qui s’étaient entraînés depuis plusieurs années pour prendre part dans le match annuel d’aviron entre les Universités d’Oxford et de Cambridge, et il a démontré que, dans un certain nombre de cas, la santé s’en était prématurément ressentie.

Il a été reconnu, dès la plus haute antiquité, que l’état de perfection de la santé qui semble résulter de l’entraînement est souvent illusoire. Hippocrate nous dit que «la bonne condition du corps des athlètes est dangereuse quand elle parvient au dernier degré de la plénitude; car elle ne peut demeurer dans le même état, et, comme elle ne peut s’accroître, elle doit s’altérer». La justesse de cette observation a reçu récemment une confirmation éclatante dans la déchéance et la mort prématurée d’un jeune médecin bien connu dans le monde vélocipédique et l’auteur précisément d’un traité estimé de l’entraînement.

Si par conséquent la course et la lutte doivent être évitées par ceux qui ne sont pas entraînés, il reste à savoir ce que nous devons comprendre par l’expression modérée, et quelles sont les conditions pour rendre l’exercice agréable et salutaire. Voici les principales règles que je crois les meilleures et auxquelles je me suis arrêté. Elles concorderont, j’ensuis sûr, avec les données de plus vieilles expériences que la mienne.

— Tout d’abord, il va de soi que la machine doit être irréprochable et que le premier essai devrait être fait dans les conditions les plus favorables; c’est-à-dire, sur une route à niveau et par un beau temps. Des inégalités de terrain, un état boueux du sol, un vent assez fort, offrent des difficultés qui pourraient rebuter un commençant.

A mon avis le tricycle doit être un cripper, c’est-à-dire ayant la barre du gouvernail en avant; il doit être aussi léger que solide. Le poids moyen d’un tricycle moderne est d’environ 3o kilos. La machine doit être bien roulante, la selle bien suspendue, et ne gênant en rien le veloceman.

Je m’abstiens à dessein d’entrer dans la discussion des nombreux modèles des différents fabricants. Comme pour acheter un cheval, il est très difficile de faire un choix; beaucoup de vélocipèdes se recommandant par des perfectionnements spéciaux brevetés, que d’autres ne peuvent pas posséder. En dehors des questions de vitesse et de sûreté, il y en a d’autres qui doivent être prises en considération, telles que les moyens de remédier à ce spectre des Cyclistes, la vibration, et les avantages pour diminuer la fatigue du two speed gear. Ceux qui désirent étudier ces questions à fond consulteront avec profit l’ouvrage de Lord Bury et M. Hillier, On Cycling, et la Vélocipédie pratique de M. de Baroncelli.

En ce qui concerne le veloceman lui-même, les principales considérations sont celles qui se rapportent au degré d’effort et de fatigue qui constitue l’exercice modéré, et qui se rattachent à l’hygiène du vêtement et de l’alimentation. Avant de se demander ce qu’est la modération, il ne sera pas sans intérêt pour mes lecteurs de dire ce que l’on peut faire. Voici quelques données que nous avons empruntées au livre de Lord Bury et de M. Hillier. On a parcouru en bicycle 488 kilomètres en une journée, en tricycle 377. On a encore fait en tricycle 32 kilomètres en une heure et un peu plus en bicycle. On verra plus loin que des vieillards, des dames et même des convalescents ont fait plusieurs milliers de kilomètres dans l’espace d’un mois, et cela, avec le plus grand bien pour la santé et sans la moindre fatigue. Pour les débutants, les règles à suivre sont très simples. Il faut surtout se méfier de la tendance qu’on a à se laisser entraîner par l’attrait irrésistible qu’on éprouve à franchir l’espace à toute vitesse. Pour moi, un novice doit non-seulement se ralentir à la moindre accélération du cœur, mais aussi au plus léger indice de transpiration, surtout s’il n’est pas vêtu d’une façon appropriée. Pour les vélocemen exercés, cette dernière recommandation n’est pas nécessaire. Il faut donc débuter par une allure raisonnable et n’attaquer les côtes que lorsqu’on est sûr de ses moyens. Je conseillerai d’adopter comme vitesse ordinaire une marche de 10 kilomètres à l’heure, chiffre auquel s’est arrêté notre ami M. de Baroncelli, cycliste très expérimenté et l’auteur de plusieurs ouvrages précieux pour le vélocipédiste. Grâce à ces précautions le tricycliste d’un âge même avancé n’aura rien à redouter. Et, si sur les cinq cent mille vélocemen qui sillonnent les routes de l’Angleterre un ou deux accidents sont enregistrés d’année en année, ils ne peuvent être attribués, comme nous l’avons déjà dit, qu’aux imprudences des victimes.

CHAPITRE PREMIER

Table des matières

HISTORIQUE

Quelques mots sur l’origine du vélocipède peuvent ne pas être sans intérêt, pour ceux qui ne connaissent pas cette question. La machine actuelle descend en ligne droite de celle qui fut imaginée quelques années avant la guerre, par M. Michaux ou un de ses ouvriers (car les érudits ne sont pas d’accord sur ce point). On la considéra évidemment à ce moment comme un jouet, destiné seulement à une vogue éphémère, et devant disparaître, comme plus tard, les patins à roulettes . Les Anglais, plus pratiques dans l’espèce, ont bien prévu les possibilités futures de la vélocipédie et la perfection actuelle des machines est due en grande partie à leur industrie. L’appareil de M. Michaux, cependant, n’était encore que le perfectionnement d’une machine déjà connue au commencement du siècle sous la dénomination de «Draisienne» d’après le nom de son inventeur et dans laquelle le cavalier était assis sur une traverse supportée par deux roues et se faisait avancer en poussant les pieds contre le sol.

Il existe des caricatures du temps représentant une course en Draisienne, dans les jardins du Luxembourg.

On dit que quelques années après l’invention de la Draisienne, en 1836, un tonnelier écossais Gavin Dalzell, auquel on avait donné à réparer une Draisienne, la transforma en une sorte de bicycle primitif. J’ai lu quelque part qu’une machine semblable a été vue en France vers la même époque. Mais ces faits sont restés isolés. Les recherches des membres érudits de la confrérie ont aussi mis en lumière des véhicules actionnés par les pieds, qui furent construits vers la fin du siècle dernier, et en Angleterre en 1774 où une machine en bois à quatre roues, dirigée par deux hommes, fit son apparition à Hyde-Park, et en France, cinq ans plus tard, où une machine sembable actionnée par des leviers au moyen des mains et des pieds, fut présentée, devant la cour de Louis XVI, à Versailles.

Tous ceux qui ont lu Dumas savent que ce monarque était un excellent serrurier, et il est probable que, sans la Révolution française, il aurait pu s’occuper du perfectionnement de cette machine et aurait ainsi passé, dans la postérité, comme père de la vélocipédie. Les cyclistes enthousiastes ont encore cru retrouver les indices de l’existence du bicycle dans une très haute antiquité.

Certains d’entre eux veulent le reconnaître dans des cartouches d’hiéroglyphes égyptienset pensent retrouver des allusions à leur sport favori dans les poètes latins. Ils disent par exemple qu’Horace parlant de son

Justum et tenacem propositi virum.

le décrit indifférent à la ruine de son vélocipède

Si fractus illabatur orbis

Impavidum ferient ruinœ !

Il nous raconte encore que le cycliste de l’époque

Spernit humum fugientem!

Faisait allusion évidemment à une forme primitive de Draisienne. La question de vélocipédie militaire aussi a été anticipée par Shakspeare qui voyait, en imagination, Achille sur un bicycle quand il s’écrie:

Mark what I say, attend me where I wheel .

C’est peut-être trop demander à nos lecteurs que d’adopter ces fantaisistes interprétations: mais je ne puis m’empêcher de citer un fait qui démontre que l’idée du vélocipède semble avoir existé depuis longtemps dans l’imagination; car un artiste du XVIIe siècle nous a même laissé le dessin de son rêve, qui, sous forme de vitrail, représente un ange sur une Draisienne. Ce vitrail, d’un haut intérêt pour l’archéologue se trouve dans l’église de Saint-Gilles à Stoke Poges, en Angleterre. L’Athenœum de 1869 en contient une description et il en est aussi fait mention dans Notes and Queries (série IV, volume IV, page 215). Tout récemment le Dr Cooke et M. Marsh, tous deux membres de la Société des Cyclistes, sont allés voir cette curieuse relique. M. Marsh a fait à ce sujet un court travail paru dans The Wayfarer. Nous reproduisons, d’après le dernier numéro de cette publication, le dessin du vitrail dont nous empruntons la description suivante au journal Wheeling. «La fenêtre où l’on voir la Draisienne se trouve dans une chapelle qui communique avec l’aile nord de l’église. Cette chapelle a la. forme d’une croix. Dans le couloir du côté droit, de petits vitraux représentent des scènes tirées de l’évangile de saint Marc et saint Mathieu et le miracle de la multiplication des pains. Du côté gauche, les vitraux renferment les portraits de saint Luc et de saint Jean et le bon Samaritain, qui est censé représenter feu M. James Coleman. A l’intérieur de la vieille chapelle, se trouvent huit fenêtres renfermant d’autres vitraux, et, au premier abord, le visiteur s’étonne de voir les sujets les plus disparates réunis dans la même fenêtre. Ici des portraits en pied de plusieurs saints. Là, saint Antoine avec sa clochette et son livre de prières se préparant à prêcher aux animaux, tandis qu’un sanglier à ses pieds porte une clochette à l’oreille droite. Ailleurs se trouve la figure d’une femme en armure complète et soutenant une enclume; ailleurs encore, on voit un seigneur portant un sac d’argent à la ceinture et un mendiant qui demande l’aumône à genoux. Deux autres fenêtres contiennent les portraits de la Vierge et de l’Enfant Jésus. Les autres vitraux paraissent renfermer des fragments provenant d’origines diverses. La légende prétend qu’ils viennent du vieux manoir. Ils ont été rassemblés par des mains ignorantes et se trouvent souvent sens dessus dessous. En entrant à gauche dans la chapelle on voit la fenêtre en question. A sa partie supérieure, se trouve un oiseau, un nom et une date — 1643. —Deux écussons armoriés, puis un cercle; au sommet du cercle, un canard; au-dessus, un satyre cornu; plus bas le «Dandy horse», tandis que la partie inférieure du cercle est occupée par un écu supporté par un dragon. Le segment qui contient l’ange et le «Dandy horse», a 7 pouces 1/4 de longueur et 5 3/4 de largeur. L’ange est nu et sans ailes. Il représente un jeune homme robuste, aux cheveux bouclés; il tient une longue trompette (nos cyclistes modernes se servent d’une trompe plus courte) et paraît sonner un appel vigoureux. La roue de devant est très petite; celle de derrière beaucoup plus grande. La trompette passe par une fente ménagée dans la tête de ce singulier cheval. Au sommet du carré on voit des rayons solaires, d’où sort une corde qui se réfléchit sur une poulie et vient s’attacher à la roue postérieure. Cet emblème se rattache évidemment à la mission divine du jeune homme et l’ensemble représente peut-être la trompette du jugement dernier. Les pieds sont en mouvement; le pied droit frappe un nuage; le pied gauche est relevé. Les autres parties de la fenêtre contiennent des figures bizarres; un homme jouant du violon, un autre qui fume sa pipe: les costumes sont ceux de l’époque de Cromwell. Nous sommes convaincus qu’à l’avenir, l’église de Stoke Poges sera la Mecque des Cyclistes.» Le cadre restreint de cet ouvrage ne nous permet pas de nous étendre plus longtemps sur ce sujet. Le lecteur curieux trouvera dans les collections de la Nature d’intéressants articles sur l’historique du vélocipède et des fac-similé de gravures du temps, preuve nouvelle que c’est souvent par la caricature que nous parviennent des documents qui passeraient inaperçus .

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€1,99
Altersbeschränkung:
0+
Veröffentlichungsdatum auf Litres:
16 Januar 2025
Umfang:
81 S. 2 Illustrationen
ISBN:
4064066326029
Verleger:
Rechteinhaber:
Bookwire
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