Buch lesen: "Le diable boiteux des enfants"
Henri Burat de Gurgy
Le diable boiteux des enfants
Scènes morales pour l'éducation

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066324674
Table des matières
PRÉFACE.
CHAPITRE PREMIER.
CHAPITRE II.
CHAPITRE III.
CHAPITRE IV.
CHAPITRE V.
CHAPITRE VI.
CHAPITRE VII.
CHAPITRE VIII.
CHAPITRE IX.
CHAPITRE X.
CHAPITRE XI.
CHAPITRE XII.
CHAPITRE XII.
CHAPITRE XIV.
CHAPITRE XV.
CHAPITRE XVI.
CHAPITRE XVII.
CHAPITRE XVIII.
SCÈNE I.
SCENE II.
SCENE III.
SCENE IV.
SCENE V.
SCENE VI.
SCENE VII.
SCENE VIII.
SCENE IX.
SCENE X.
SCENE XI.
SCENE XII.
SCENE XIII.
SCENE XIV.
SCENE XV ET DERNIERE.
CHAPITRE XIX.
CHAPITRE XX.
CHAPITRE XXI.
CHAPITRE XXII.
CHAPITRE XXIII.
CHAPITRE XXIV.
ÉPILOGUE.

PRÉFACE.
Table des matières
Lorsque Lesage lança dans le monde littéraire son immortelle imitation de Luis Vélès de Guevarra, il y eut parmi les hommes d’études une joie inaccoutumée; on s’arracha le livre avec enthousiasme, et l’on proclama le Diable Boiteux un œuvre d’éminemment d’esprit et d’une observation pleine de charme.
Le succès s’étendit, bientôt chez les gens du bel air et l’on ne parla plus dans les salons que d’Asmodée et de Cléophas.
Quiconque n’aurait pu répondre à l’instant sur les aventures du charmant écolier et les fantaisies du démon au pied fourchu, aurait risqué fort d’être pris pour quelque voyageur revenant à l’improviste des Grandes Indes.
La foule se pressait donc chez l’heureux libraire qui voyait partir avec une rapidité inusité, tous les exemplaires d’un livre dont le manuscrit lui avait coûté quelques pistoles à peine.
Un matin deux gentilshommes de bonne mine entrèrent en même temps dans la boutique, se trouvèrent ensemble devant le comptoir, et demandèrent simultanément le Diable Boiteux.
Le libraire répondit d’un air piteux à ses deux acheteurs qu’il ne lui restait plus qu’un seul exemplaire, et qu’ils voulussent bien s’entendre entre eux à qui l’aurait, car leurs droits étant les mêmes il ne saurait prendre sur lui de prononcer en faveur d’aucun des deux.
Les deux jeunes seigneurs se regardèrent et s’étant compris, ils sortirent de la boutique du libraire sans toucher au volume de Lesage. Arrivés dans la rue, ils mirent bravement flamberge au vent et commencèrent à se disputer rudement une victoire dont le Diable Boiteux devait être le prix.
Le cliquetis des épées arrivait jusqu’au marchand qui ne pouvait guère se douter d’un pareil dénouement; il se hasarda à regarder à travers les carreaux de la devanture et voulut se précipiter entre les deux combattants; mais en ce moment l’un d’eux, épuisé par la lutte, se laissa désarmer maladroitement.
— A vous le Diable Boiteux, dit tristement le vaincu ramassant son épée, et il s’éloigna aussi contrarié de sa déception que confus de sa défaite.
Le vainqueur rentra dans la boutique et emporta triomphalement l’exemplaire unique qu’il venait de conquérir le fer à la main.
Disons-le ici, tout étrange que soit le fanatisme de ces deux admirateurs de Lesage, le mérite de son œuvre le justifiait peut-être. Car c’est un livre gai et profond, spirituel et philosophique, railleur et moraliste, sarcastique et bouffon qui a sa place marquée dans toutes les bibliothèques, mais qui s’adresse à des esprits mûris par l’âge, à des intelligences déjà développées par quelque expérience de la vie.
Vous le lirez donc un jour comme l’ont lu vos pères, comme le liront aussi vos neveux.
En attendant ce jour que vous souhaitez peut-être avec une impatience imprudente, nous avons pensé nous inspirer du roman de Lesage, comme lui-même s’était inspiré de la satyre du poëte espagnol.
Molière disait: Je prends mon bien partout où je le trouve. Et Molière avait raison.
Nous avons pensé que s’il est permis aux riches de faire des emprunts, cela devait l’être encore plus aux indigents.
Nous avons donc pris à Lesage sa forme attrayante et son but moral; si nous ne lui avons emprunté que cela, ce n’est pas notre faute, mais nous avons tâché de suppléer cet esprit inimitable par une grande réserve et une prudence de toutes les minutes.
Ceci est un livre spécialement écrit pour vous, jeunes lecteurs, nous ne demandons pas que vous renouveliez auprès de notre éditeur la scène des deux gentilshommes, mais nous souhaitons que vous méditiez attentivement surtout ce que nous présentons à votre jeune intelligence, et que vous vous épargniez ainsi bien des soucis, bien des travers qui vous attendent à l’entrée du monde.
Vous être utile, tel est notre but; aidez-nous à l’atteindre.


CHAPITRE PREMIER.
Table des matières
Physiologie du jeune Babylas de la Galissonnière. — Ses goûts. —Ses penchants. — Son éducation. — Ses défauts.
A quarante-cinq ans, M. de la Galissonnière eut le malheur de perdre une épouse chérie, qui lui laissa en mourant un fils, seul fruit d’une union trop tôt détruite.
Le jeune Babylas était bien l’enfant le plus terrible que l’on pût rencontrer dans tout le quartier.
S’il y avait une sottise à faire, un mauvais tour à jouer, une vilaine plaisanterie à imaginer, il était toujours là, évitant d’en perdre la précieuse occasion.
C’était le fléau de la maison qu’il habitait.
Dès que M. de la Galissonnière partait pour son ministère, Babylas organisait, aidé de quelques petits vauriens qu’il allait recruter, un charivari des plus épouvantables.
S’il n’avait pas assez de tambours, de trompettes et de crécelles pour armer son orchestre, il envahissait la cuisine, et malgré l’opposition de Marguerite, la bonne et vieille gouvernante, le petit démon décrochait pour ses exécutants les lèchefrites et les couvercles de cuivre qui ne revenaient à leurs clous que bosselés et gravement endommagés.
Marguerite se récriait-elle,
— Ne l’écoutez pas, disait-il à ses bruyants amis, Marguerite n’est pas la maîtresse ici, c’est une domestique, et c’est moi qui commande!
Si tout à coup la maison était mise en émoi par les cris d’un pauvre chat suspendu à quelque porte manteau; si un chien jetait l’alarme dans la rue en fuyant avec un paquet de chiffons enflammés attachés à la queue; si des vitres se brisaient avec fracas, si les murs de la salle à manger étaient illustrés de bonshommes à l’aide d’un pinceau à cirage, il ne fallait pas aller chercher bien loin l’auteur de toutes ces prouesses; on retrouvait toujours Babylas sur le théâtre de ses exploits et n’ayant pas eu le temps d’en éviter par la fuite la responsabilité personnelle.
Si les murs de la salle a manger étaient illustrés de bonshommes a l’aide d’un pinceau à cirage

La vieille Marguerite, chargée du gouvernement intérieur de la maison de M. de la Galissonnière, s’efforçait avec une bonté coupable de détruire les traces de ces fautes.
M. de la Galissonnière, imbu de fausses idées à l’égard de son fils, s’imaginait qu’il était d’une constitution très-faible et qu’on ne devrait s’occuper de la culture de son esprit que lorsque ses forces auraient pris un développement complet. Il le laissa donc ainsi jusqu’à huit ans sans l’initier à aucune connaissance.
Un jour il se décida à entreprendre son éducation, et adopta un système déplorable, quand surtout l’élève n’a aucun penchant vers l’étude: au lieu de l’envoyer dans quelque pension où l’émulation stimule toujours les plus paresseux, M. de la Galissonnière donna un professeur particulier à son fils, et ne s’inquiéta plus s’il profitait des leçons qu’on lui donnait avec une patience de Bénédictin.
Babylas trouvait toujours quelque excuse pour s’affranchir d’un devoir.
S’il était question de lire, il prétendait que sa vue se fatiguait en regardant les caractères d’un livre. Alors, il fallait que le pauvre professeur épelât les lettres de chaque syllabe dont M. Babylas voulait bien consentir à répéter le son.
Comme tous les paresseux, il était rempli de caprices.
Il se mit à préférer l’écriture à la lecture, et il se dégoûta aussi promptement de cet exercice que du premier.
L’arithmétique ordinairement si attrayante pour les jeunes écoliers, fut pour lui une science qui se résumait dans cet unique calcul:
6 et 6 font 12.
Quel que fût le nombre qu’on lui demandât, cela faisait toujours 12; Babylas se barricadait derrière son entêtement, et une fois retranché sous cette stupide cuirasse, il était inexpugnable.
Les années s’écoulaient inutilement pour le mauvais élève, et son professeur se promettait chaque jour de prier M. de la Galissonnière de choisir un autre maître pour son fils.
Toujours distrait, n’écoutant jamais les patientes explications qu’on lui donnait, il répondait, quand il était interrogé, les plus impudentes sottises; parfois, cédant aux reproches tout paternels de son maître, il se décidait à vouloir prouver son érudition, et alors, Dieu sait quelles monstruosités son esprit ignorant n’inventait pas! il plaçait l’Europe dans la Russie parce qu’il avait vu sur une carte Russie d’Europe; il soutenait que les Iles Britanniques étaient dans le département de la Manche, sans doute à cause du voisinage de cette partie de l’Océan qui porte son nom.
On eût institué un prix pour le plus sot et le plus ignorant des enfants de onze ans, que M. Babylas de la Galissonnière n’eût trouvé aucun compétiteur et eût obtenu le suffrage universel.
Cependant la nature n’avait pas été avare envers Babylas, elle lui avait prodigué des dons qu’il s’efforçait d’étouffer sous une affreuse paresse.
Son front dénotait une précoce intelligence, sa figure d’un ovale parfait, ses beaux yeux bleus avaient une expression de bonté et de calme qui se trouvait un peu corrigée par un nez légèrement retroussé : à voir cet enfant dans un de ses rares moments de tranquillité, on n’eût jamais deviné le turbulent, l’insipide, le fatigant gamin qu’il était en réalité.
Autant il avait d’ardeur pour le bruit, pour le mal, autant il avait d’apathie pour le travail et l’étude. Toujours couvert de taches, hérissé d’accrocs, il coûtait à la pauvre Marguerite des soins continuels qu’il reconnaissait par la plus grossière et la plus noire ingratitude.
— Tiens! on te paye pour me raccommoder, lui disait-il sans respect pour son âge et pour cette tendresse qu’il ne méritait pas.
La bonne vieille essuyait en silence les larmes que lui faisait verser ce méchant enfant et se hâtait de réparer tout ce qui aurait pu affliger M. de la Galissonnière, si bien que celui-ci, presque toujours à son bureau, ne savait rien de ce qui se passait en son absence.
Voilà comment, avec une bonté mal entendue, avec une faiblesse continuelle, on encourage de mauvais penchants qui deviennent des vices, et l’on prépare le plus affreux avenir à celui que l’on croit obliger.
M. de la Galissonnière réchauffait, sans s’en douter, un serpent dans son sein. Endormi dans une quiétude parfaite, il était loin de se douter de tous les défauts de son fils; mais aussi, combien dut être douloureux son réveil, car plus la confiance a été grande, plus la désillusion est cruelle.
Ce fut une circonstance toute fortuite qui vint dessiller les yeux aveuglés de M. de la Galissonnière, mais elle suffit pour lui montrer enfin l’entière vérité sur le compte de son cher Babylas.


CHAPITRE II.
Table des matières
Nouvelles équipées de M. Babylas. — M. de la Galissonnière est la première victime de la mauvaise éducation de son fils.
La fin de l’année approchait, M. de la Galissonnière, en sa qualité d’employé comptable, avait à dresser d’immenses états qui devaient être terminés pour le 1er janvier.
Les journées ne suffisant pas à ce pénible travail, le fonctionnaire s’était condamné, depuis une semaine, à passer une grande partie des nuits penché sur ses bordereaux qu’il dressait avec satisfaction au milieu de ce silence que Paris ne peut offrir que lorsque toute la population est endormie.
Enfin! M. de la Galissonnière avait terminé sa balance, les chiffres étaient alignés par colonnes serrées, les pages étaient hérissées d’additions interminables, il avait tiré d’une main joyeuse le trait final, cinq heures sonnaient à la pendule.
Le consciencieux fonctionnaire, voyant sa tâche accomplie, se dirigea avec satisfaction vers son lit où il espérait trouver un repos qu’il avait assez mérité.
Le pauvre père avait compté sans son détestable enfant.
Vers sept heures du matin Babylas, qui avait été mis au lit de bonne heure, afin qu’il ne troublât pas M. de la Galissonnière dans ses calculs, ouvrit les yeux et appela la vieille Marguerite qui déjà était à sa cuisine préparant un bouillon pour son maître.
— Marguerite! Marguerite! je veux me lever, moi!
— Taisez-vous donc, petit drôle, lui dit la gouvernante en accourant avec indignation vers son lit.
— Je ne veux plus dormir, ça m’ennuie d’être au lit.
— Vous n’avez donc pitié de personne?
— Je veux que tu m’habilles.
— Vous savez bien que votre papa a passé la nuit à se brûler les yeux sur ses chiffres... laissez-le au moins reposer... il fait à peine jour.
— Ah! je te dis que je veux me lever.
— Vous allez rester tranquille, ou je me fâcherai.
— Ça m’est bien égal!... d’abord, si tu ne m’habilles pas, je vais prendre mon tambour, et papa te forcera bien à faire ce que je veux.
— Miséricorde! s’écria Marguerite, le petit monstre n’y manquerait pas... allons, je vais vous satisfaire.
— A la bonne heure!
— Mais vous viendrez à la cuisine avec moi, et vous n’en bougerez pas...
— Oui, mais à une condition.
— Laquelle?
— Tu me feras cuire des marrons.
— Oui, oui, Babylas, s’empressa de répondre la bonne femme, tu auras tout ce que tu voudras pourvu que tu ne réveilles pas ton papa.
Marguerite se hâta de vêtir Babylas qu’elle emmena avec elle.
Arrivé dans la cuisine, Babylas commença à demander impérieusement ses marrons. Marguerite n’en ayant pas sous la main cherchait à lui faire prendre patience; mais quand ce petit monsieur vit qu’il n’obtenait pas ce qui lui avait été promis, il se mit à pousser des cris épouvantables. Ne sachant où donner de la tête, la gouvernante se décida à descendre pour se procurer ces maudits marrons, et supplia Babylas d’être sage en son absence.
A peine Marguerite fut-elle dans l’escalier que Babylas se faufila dans la chambre de son père et se mit à fureter sur la table. Au bruit que faisait l’enfant, M. de la Galissonnière se réveilla en sursaut et aperçut son cher Babylas occupé à couper avec un canif les bordereaux de fin d’année qu’il transformait en bandes de papier longues et étroites dont il faisait des cigarettes.
Plusieurs étaient déjà brûlées et gisaient encore fumantes sur le tapis de la chambre qui exhalait une forte odeur de roussi.
Se précipiter de son lit, arracher des mains de Babylas les feuilles lacérées, éteindre celles encore allumées fut pour M. de la Galissonnière l’affaire d’un instant.
Mais le mal était fait!
Il était irréparable; des centaines d’additions avaient été réduites en fumée, et le malheureux père resta anéanti, condamné à reprendre un travail aride qui, présenté avec le zèle et l’exactitude dont il avait usé, lui aurait valu une gratification dont la méchanceté de Babylas venait de le priver.
Cette fois, M. de la Galissonnière sortit de son caractère calme et faible; il déclara à son fils que puisqu’il répondait si mal à la bonté et à la tendresse qu’il avait pour lui, il allait prendre à son égard une détermination qui le mettrait désormais à l’abri de ses sottises.
Dès que Marguerite fut revenue, sans lui donner le temps de se lamenter sur le malheur dont son maître était victime, il l’envoya incontinent chez le professeur de Babylas avec prière de se rendre aussitôt auprès de lui.
— Monsieur, dit M. de la Galissonnière dès qu’il vit entrer l’instituteur, je ne puis vous adresser aucun reproche, je les mérite seul. Vous avez sans doute fait tous vos efforts pour corriger le mauvais naturel de mon fils, pour lui inspirer des goûts plus tranquilles et l’amour de l’étude. Babylas a été rebelle à vos soins, à vos conseils. Je reconnais enfin, mais trop tard, que l’éducation particulière convient moins à ce caractère qu’à tout autre. Il faut dans son intérêt que je lui fasse goûter de la vie de collége: je vous ai prié de venir pour vous remercier de vos soins qui ont été si mal reconnus, et régler d’une manière définitive avec vous. Si la détermination que je prends aujourd’hui n’amène aucun résultat, j’embarquerai Babylas comme mousse sur un vaisseau de l’État, et nous verrons si le régime de la marine ne finira pas par le corriger.
Le professeur, retenu par la crainte d’affliger encore M. de la Galissonnière, ne fit aucune réflexion, et Babylas qui entendit ce discours, comprit que son père serait inflexible dans sa résolution.
Un moment il eut envie de pleurer, mais la légèreté de son caractère lui faisant envisager ce qui allait se passer comme un changement en mieux, il refoula ses larmes, et ne s’inquiéta pas trop des soins qu’il allait perdre.
Néanmoins, lorsque quelques jours après cette scène, le jeune Babylas vit Marguerite occupée à renfermer dans une malle un trousseau complet de collégien, qu’il entendit un fiacre s’arrêter devant la porte, et que son père entrant dans l’appartement lui dit avec une sévérité à laquelle il n’était pas accoutumé :
— Partons, monsieur.
Il descendit tristement l’escalier en se retournant à chaque marche vers Marguerite comme s’il eût espéré que celle-ci eût dû le retenir et modifier la résolution de M. de la Galissonnière.
Babylas entra enfin dans la voiture avec son père et il l’entendit crier au cocher:
— Au collége Henri IV.
Alors son cœur gonflé de larmes déborda et il se mit à sangloter en se jetant au cou de M. de la Galissonnière.
Il descendit tristement l’escalier

— Votre repentir me fait plaisir, Babylas; puisse-t-il être sincère!
— Oh! oui, papa, je serai bien sage... retournons à la maison.
— Non, mon fils, j’ai résolu que vous iriez au collége, et cela sera; à la fin de l’année, nous verrons si vous méritez de venir passer vos vacances à la maison paternelle. Jusque-là, rien ne sera changé à ce que j’ai décidé.
Comprenant enfin que toute supplication serait vaine, Babylas se laissa retomber sur un coussin de la voiture, et pleurant à chaudes larmes il arriva ainsi au terme de son petit voyage.


CHAPITRE III.
Table des matières