Buch lesen: "Manuel complet et simplifié de la peinture à l'huile"

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Frédéric Auguste Antoine Goupil

Manuel complet et simplifié de la peinture à l'huile

Suivi du traité de la restauration des tableaux


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066335625

Table des matières

DE LA PEINTURE A L’HUILE.

Papier, Toiles, Panneaux.

Des Couleurs.

Des Huiles.

Des Pinceaux et des Brosses.

Soins pour le travail et la conservation des pinceaux.

Soins de la palette.

Du jour le plus favorable pour peindre.

Qualité dé la palette.

Composition de la palette.

Couleurs qui changent.

Liste des couleurs qu’on peut employer généralement dans les arts d’après leurs qualités de solidité.

De l’emploi des couleurs que nous venons d’indiquer; de leurs avantages et de leurs inconvénients.

Des couleurs qui doivent être proscrites et de celles qui ne s’emploient qu’en de rares occasions.

Palette pour l’ébauche des chairs.

Du travail de la peinture. — De l’ébauche.

De la touche et du maniement du pinceau.

Opération à faire avant de reprendre l’ébauche.

Composition de la palette qui doit servir à reprendre l’ébauche.

De la reprise de l’ébauche, de la terminaison du travail commencé.

Des mélanges les plus usités.

Du Paysage et de la Marine.

Les Fruits et les Fleurs, les Oiseaux.

Derniers conseils, vernis provisoire, vernis à demeure.

DE LA RESTAURATION DES TABLEAUX.

CHAPITRE I.

Du dévernissage à sec.

Du dévernissage à l’eau-de-vie

CHAPITRE II.

Des différentes manières de réparer la peinture ou restauration pittoresque.



DE LA PEINTURE A L’HUILE.

Table des matières

Papier, Toiles, Panneaux.

Table des matières

En Italie, les anciens ont commencé par faire leurs tableaux sur panneaux fort épais et en bois de peuplier; en Flandre, on adopta le chêne inattaquable par les vers, toujours redoutables à la peinture sur bois. On imagina de les enduire quelquefois de cire ou de résine pour les préserver de l’humidité. M. Tachet fabrique aujourd’hui des panneaux en bois plaqué croisé en divers sens qui présentent toutes les garanties possibles de solidité. On imprimait anciennement les panneaux avec de la craie délayée dans de la colle animale ou bien avec du plàtre éteint. Montabert dit qu’aux dixième et onzième siècles, on collait sur les panneaux une toile qu’on imprimait d’un enduit blanc, analogue au stuc. C’est ainsi que les Chinois procèdent pour les grandes pièces de vieux laque, si remarquablement unies; puis les toiles sont venues, qui les ont remplacés, et maintenant elles sont d’un usage presque général.

Il y a néanmoins quelques artistes qui, pour de petits tableaux de genre, préfèrent les panneaux, leur grain fin étant, selon eux, plus favorable que celui de la toile pour terminer et soigner minutieusement certaines parties délicates, entre autres les nus. Malgré cela, nous pensons qu’on doit s’abstenir d’employer les toiles de lin, et surtout celles de colon; celles de chanvre, les plus fines, écrues, d’un tissu bien égal et tendues sur châssis, avec clefs aux encoignures, sont les meilleures. Celles dont le tissu serait lâche, reprennent de la fermeté si on les enduit d’une couche de colle de gants tiède qu’on étend avec un couteau à manche coudé, en en promenant le tranchant émoussé et droit, comme une règle, à la surface de la toile, pour en égaliser l’application. L’encollage une fois sec, on ponce, et on applique deux ou trois couches de blanc de céruse, broyé avec une partie d’huile de noix et une d’essence de térébenthine, à la consistance d’une pommade. Au bout de trois à quatre jours, l’impression sera bonne, elle adhérera suffisamment à la toile et ne sera pas cassante. Cette préparation est peu coûteuse et très-recommandable dans son emploi.

Les tableaux des Vénitiens étaient généralement imprimés avec du plâtre, aujourd’hui on imprime généralement à l’huile.

Les marchands de Paris les impriment en les tamponnant ou en les ponçant après l’impression. On trouve chez eux des impressions très-variées pour la grosseur du grain, d’une couleur généralement jaunâtre. La pratique et l’observation démontreront les différents partis qu’on peut tirer du plus ou moins de grain de la toile, pour l’exécution pittoresque. Nous reviendrons sur ce sujet en parlant des procédés d’exécution, et nous dirons, en règle générale: qu’un peintre qui voudra exécuter un tableau de petite dimension devra choisir de préférence une toile lisse, à moins qu’il ne veuille y jeter une esquisse ou pochade rapide et d’une touche un peu heurtée, n’indiquant que des effets brillants de lumière. L’impression lisse stimulera et forcera pour ainsi dire le peintre à un fini précieux, qui est un des mérites des petits tableaux. (Voir les admirables peintures des Terburg, Metzu, Meyris, Ostade, etc., etc.) et de notre temps, les Meissonier, Paul Delarocbe, Decamps.

Il n’est pas non plus indifférent de faire le trait d’un tableau avec n’importe quel genre de crayon. Nos jeunes artistes des académies ont l’habitude de crayonner au fusain, le trait d’une figure. Il est évident que le noir du fusain ne fait que salir les tons de chair; la craie serait à cet égard plus inoffensive; mais, après avoir tracé une figure nue avec la craie, on fera bien d’en chercher plus finement les contours, avec la sanguine, qui a plus de rapport avec la couleur de la chair. Il vaudrait encore mieux esquisser avec des crayons de pastel rosés, demi-durs. La mine de plomb est en tout cas d’un emploi détestable. On fait également usage d’un papier préparé de la même façon que les toiles: on s’en sert surtout pour peindre des études, d’abord en raison de l’économie qu’on trouve à s’en servir, ensuite à cause de la facilité qu’il offre à l’artiste voyageur dont les toiles ou panneaux augmenteraient de beaucoup le bagage, tandis que vingt ou trente morceaux de papier à peindre peuvent aisément tenir dans sa boîte de campagne. Au reste, si ce qu’on a fait sur papier mérite d’être conservé, on peut le faire rentoiler, c’est-à-dire le faire reporter sur châssis, comme il arrive pour la restauration lorsqu’on fait remettre de vieux tableaux sur toiles neuves.

Des Couleurs.

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Beaucoup d’artistes du premier mérite ont des habitudes systématiques relatives à l’emploi de telle ou telle couleur de préférence à telle ou telle autre; c’est une des choses qu’il faut éviter, car le bon sens nous dit que tout système doit être proscrit dans un art qui se propose surtout l’exacte reproduction de la nature, et, le but des recherches de l’artiste devant être de trouver les tons nécessaires pour en arriver là, il ne doit rien proscrire de la palette, excepté les couleurs qui noircissent avec le temps, celles qui peu à peu rongent ce qui les environne, et enfin, celles qui empêchent les mélanges dans lesquels elles entrent, de sécher aussi promptement qu’on pourrait le désirer.

Les couleurs se vendent en petites vessies et en tubes, on en trouve de toutes préparées dans beaucoup d’endroits, mais une fois hors Paris, ou travaillant loin d’une ville; la provision qu’on a faite peut s’épuiser, et l’on a besoin, en ce cas, de pouvoir remplacer ce qui fait défaut, c’est pourquoi nous croyons devoir indiquer le moyen de s’en procurer sur-le-champ.

Pour cela on doit emporter dans ses excursions des couleurs en poudre, plus une glace dépolie dont l’emploi est spécial, avec une molette (les deux outils nécessaires pour broyer).

Le broyage s’opère en mettant sur la glace une certaine quantité de couleur qu’on arrose avec de l’huile blanche d’œillette, et qu’on écrase à l’aide de la molette en tournant et appuyant à la fois; pour s’assurer que l’opération est bien faite, on prend un peu de couleur entre deux doigts, et, si on n’y sent plus de grain, c’est qu’elle est broyée suffisamment.

Afin de ramener la couleur mise en cet état sur le centre de la glace où s’est faite l’opération, on se sert de l’un des deux couteaux destinés à cet usage; l’un en fer ne saurait s’employer ni se mettre en contact avec les couleurs qui peuvent s’oxyder; pour celles-là on se sert d’un couteau de corne. Les couleurs qui craignent l’approche du fer, sont: le blanc, les ocres, le jaune de Naples et le jaune chrome: on peut, si on ne veut pas se donner la peine de mettre les couleurs en vessies, les placer dans de petits pots de porcelaine ou de faïence bien couverts.

Des Huiles.

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On se sert pour peindre de deux espèces différentes: l’huile de lin, ou l’huile d’œillette, olivette ou de pavot, plus blanche que l’huile de lin, que bien des artistes remplacent par l’huile grasse, qui est préférable pour les couleurs qui se sèchent difficilement, telles que les laques, les bruns, les noirs; mais aujourd’hui on préfère le siccatif de Harlem qui est clair et ne communique aucune nuance aux couleurs.

Le moyen d’avoir une huile siccative inoffensive (c’est-à-dire qui ne jaunisse pas et n’altère pas les couleurs), c’est de faire concentrer celle de noix en la faisant bouillir une heure au bain-marie).

Les huiles essentielles sont: l’essence de térébenthine qu’on extrait de la térébenthine liquide, produit de certains arbres résineux.

L’huile d’aspic, provenant d’une grande lavande, commune en Languedoc. Réaumur s’en est servi pour dissoudre le copal;

L’huile de romarin; l’huile essentielle de lavande.

Les couleurs liquéfiées par les huiles volatiles sèchent plus promptement que les couleurs liquéfiées par les huiles fixes.

Une des qualités qu’on doit rechercher dans les huiles, c’est la blancheur ou transparence. Les huiles grasses sont habituellement foncées, elles font craqueler la peinture si on en abuse.

En général, toutes les huiles sont susceptibles de devenir siccatives, en étant chauffées avec la litharge ou oxyde de plomb,

Des Pinceaux et des Brosses.

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Un bon pinceau doit présenter à l’œil la forme d’une plume bien taillée et bien évidée, c’est-à-dire qu’il doit n’être pas ventru et qu’il faut que sa pointe fine et déliée ait cependant la fermeté nécessaire pour se redresser lorsqu’ on l’appuie sur le bout du doigt afin de l’essayer; si, au contraire, cette pointe n’est formée que par quelques poils flexibles qui se courbent sans pouvoir se relever, le pinceau ne peut être bon; il ne faut pas non plus que sa pointe se sépare en deux parties quand on lui fait subir l’épreuve que nous venons d’indiquer, après l’avoir d’abord mouillé dans un peu d’eau. Au reste, comme les pinceaux dont on se sert pour l’huile sont plus courts de poils que ceux qui servent pour l’aquarelle, il est plus facile de les trouver irréprochables sous le rapport de la fermeté, mais aussi on doit se méfier davantage du ventre, qui est un des défauts les plus à redouter.

Donc, finesse et fermeté à la fois, élasticité dans la pointe qui la fasse relever d’elle-même lorsque vous la courbez en l’essayant.

Les pinceaux qui sont en martre coûtent assez cher, mais durent plus longtemps; ceux qui sont en petit-gris coûtent peu, mais ne durent guère, en sorte qu’ils deviennent plus chers par le fait: ce qui les use promptement, c’est le lavage énergique auquel doivent être soumis les brosses et pinceaux dont on se sert pour la peinture à l’huile et qui ne trouve pas autant de résistance dans le poil doux et fin du petit-gris que dans le poil plus ferme et plus vigoureux de la martre.

On doit se munir d’une ou deux douzaines de brosses; il faut les choisir de grosseurs assorties. Toutes doivent avoir à peu près la forme qu’on exige dans les pinceaux, bien que plus allongées, mais il serait nuisible qu’elles formassent aussi bien la pointe. Les plus grosses sont faites d’un poil plus ferme que celles qui leur sont inférieures en grosseur, lesquelles sont en poils de chèvre doux et soyeux, tandis que les premières sont en soies de porc choisies plus ou moins douces, selon la grosseur des toiles auxquelles elles sont destinées.

Il est bon de se servir de brosses préférablement aux pinceaux, car la peinture à l’huile demande à être traitée grassement, largement, et l’usage de pinceaux ou de brosses trop fines amène un résultat maigre et épinglé.

Les pinceaux de plumes ne doivent servir que pour poser sur un travail qui se finit par quelques touches fines et précises, ou pour quelques têtes faites sur une petite échelle, ou enfin pour de petites figurines d’hommes ou d’animaux qui, par leur dimension, ne sauraient être touchées convenablement, même avec les brosses les plus petites.

Il est inutile et gênant, lorsqu’on est à peindre, de tenir dans sa main plus de sept à huit brosses et de trois ou quatre pinceaux; lorsqu’on en a plus, il se perd un temps précieux à chercher entre eux ceux dont on a besoin.

Nous ne croyons pas utile de nous étendre sur la dimension que doivent avoir les brosses dont on se sert, elle doit être en rapport avec celle de l’objet dont on s’occupe.

D’ordinaire on ébauche avec des brosses plates; parmi les autres, les plus grosses servent à faire les fonds, les draperies et parfois aussi les meubles et les cheveux; les ciels non plus ne sauraient s’attaquer avec de petites brosses, même dans de petits tableaux.

Les teintes se perdent avec le blaireau, mais il ne faut pas en abuser, car si l’on abusait de ce moyen sans réflexion et sans l’intelligence de la chose, on en arriverait à faire de la peinture molle et n’ayant aucune énergie.

Pour vernir les tableaux, on se sert d’une large brosse plate appelée queue de morue.

Le nettoyage et le soin qu’on prend des brosses et des pinceaux contribuent à leur donner une durée plus grande.

Les brosses se nettoient avec du savon noir. Pour le faire convenablement, il faut mettre un peu de savon dans le creux de la main gauche, puis prendre chaque brosse à son tour et la faire tourner dans le savon, en ayant soin qu’elle soit un peu couchée pour que le mouvement qu’on lui imprime ne brise pas ses poils ou ses soies.

Lorsque vous les aurez ainsi imprégnées de savon, plongez-les dans une eau tiède ou froide, suivant la saison, puis, bien humectées, remettez-les sur le savon où vous les retournez encore, après quoi vous les lavez de nouveau, alternant ainsi votre nettoyage, tantôt dans la cuvette où se trouve l’eau, et tantôt dans le creux de la main où est le savon.

Lorsque vous jugerez à la maigreur du poil qui redonne sa forme à la brosse que les vôtres ne contiennent plus de couleur, vous les essuierez très-légèrement et très-soigneusement avec un chiffon.

Comme le savon brûle et altère la fleur du poil de vos pinceaux ou brosses, lorsqu’ils sont bien séchés, et si vous ne devez pas vous en servir de quelques jours, il est bon de les passer à l’huile d’olive.

Quand on replace ses pinceaux sur les fils de fer. du pincelier dans la boîte à couleur, il faut avoir soin que leur pointe soit exempte de tout contact qui pourrait les courber ou les froisser. Tout pinceau ayant contracté un mauvais pli est un pinceau perdu.

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Altersbeschränkung:
0+
Veröffentlichungsdatum auf Litres:
15 Januar 2025
Umfang:
82 S. 5 Illustrationen
ISBN:
4064066335625
Verleger:
Rechteinhaber:
Bookwire
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