Buch lesen: "Sainte-Hélène"

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Eugène Masselin

Sainte-Hélène


Publié par Good Press, 2022

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EAN 4064066325800

Table des matières

AVANT-PROPOS.

INTRODUCTION.

CHAPITRE PREMIER.

CHAPITRE DEUXIÈME.

CHAPITRE TROISIÈME.

CHAPITRE QUATRIÈME.

CHAPITRE CINQUIÈME.

CHAPITRE SIXIÈME.

CHAPITRE SEPTIÈME.

CHAPITRE HUITIÈME.

CHAPITRE NEUVIÈME.

CHAPITRE DIXIÈME.

CHAPITRE ONZIÈME.

CHAPITRE DOUZIÈME.

CHAPITRE TREIZIÈME.

CHAPITRE QUATORZIÈME.

CHAPITRE QUINZIÈME.

CHAPITRE SEIZIÈME.

CHAPITRE DIX-SEPTIÈME.

CHAPITRE DIX-HUITIÈME.

APPENDICE.


AVANT-PROPOS.

Table des matières

Le gouvernement français ayant décidé que les lieux habités par l’empereur Napoléon Ier pendant les cinq dernières années de sa vie seraient rétablis dans leur état primitif, S. E. le comte Walewski, alors ministre des affaires étrangères, me chargea dans les derniers jours de 1858 de me rendre à Sainte-Hélène pour entreprendre cette restauration. J’ai pu ainsi étudier dans tous ses détails cette île désormais célèbre; son histoire est liée maintenant à celle de notre pays, et c’est ce qui m’a donné la pensée d’ajouter quelques pages à celles qui lui ont déjà été consacrées.

Les Mémoires des compagnons de captivité de l’Empereur ont fait connaître à toute la France l’histoire de ses dernières années. Dans ces écrits que tout le monde a étudiés, l’Empereur occupe presque tout le tableau. Il n’y a de vie que par lui, il n’y a de détails extérieurs que ceux qui le touchent d’une manière directe; le cadre n’existe pas.

Appuyé sur ces illustres devanciers, je viens ajouter aujourd’hui un modeste supplément à leurs œuvres en essayant de faire connaître plus complètement les lieux qu’ils ont habités, et l’île elle-même.

L’indication des travaux de restauration qui ont été entrepris, la description de l’aspect actuel des deux domaines de Longwood et du tombeau, et d’autre part une étude détaillée de l’île en général, tels sont les sujets qui m’ont paru de nature à intéresser ceux qui ont lu avec avidité les mémoires antérieurs. J’espère avoir réussi à les présenter comme il convenait à une exposition de cette nature. Il n’y a guère de moi dans ce travail que le soin avec lequel j’ai recherché et choisi les faits que je rapporte, et c’est sur ma fidélité de narrateur que je compte le plus pour oser prétendre à l’indulgence du public. Les cartes, les vues et les plans dont le texte est accompagné en rendront l’intelligence facile jusque dans les plus petits détails.

ARRIVEE A LONGWOOD NEW-HOUSE.


INTRODUCTION.

Table des matières

SOMMAIRE.

Découverte de Sainte-Hélène. — Premiers occupants. — Chartes de 1661 et de 1674. — Absolutisme de la Compagnie des Indes. — Administration par le gouvernement anglais en 1815. — Retour à la Compagnie. — Sort réservé à Longwood. — Acquisition moyennant un crédit voté en 1858. — Envoi d’officiers français.

Sainte-Hélène paraît avoir été découverte le 21 mai 1502 par le capitaine Juan de Nova-Castella, commandant une escadre portugaise revenant de l’Inde. Mais cette découverte fut peu connue dans les premiers temps, et John Cavendish ignorait l’existence de cette île quand elle se présenta devant lui le 9 juin 1588. Les Portugais possédèrent Sainte-Hélène jusqu’en 1645, époque à laquelle ils l’abandonnèrent. Les Hollandais s’en emparèrent de suite, et l’évacuèrent d’eux-mêmes en 1651. En 1657, la Compagnie des Indes vint en prendre possession, et le premier gouverneur anglais Dutton y construisit un fort en 1658, ainsi que le confirme l’inscription suivante, trouvée en 1816:

CAPN. IOHN DUTTON GOVERNOR OF THIS ISLE FIRST ERECTED THE FORTIFICATION FOR THE ENGLISH EAST INDIA. COMP. IVNE YE. 4 ANN. DOM. 1658 OPERA TESTANTUR DE ME.

En 1659, l’ingénieur des travaux laissa cette autre inscription:


En 1661, le roi Charles II confirma la Compagnie dans la possession de cette île par une charte spéciale. En 1672, les Hollandais se rendirent maîtres de Sainte-Hélène; mais en 1673 l’île fut reprise par sir Richard Munden, et en 1674 une nouvelle charte vint renouveler les titres de la Compagnie des Indes. Elle se trouvait, en vertu de cette charte, seule maîtresse et propriétaire de l’île qu’elle administrait à son gré. C’était avec ses propres troupes qu’elle veillait à la défense de l’île, c’était elle-même qui en touchait les revenus, et qui en avait la libre disposition. La Compagnie ne vendit pendant longtemps aucune terre à personne, tenant à rester maîtresse absolue de l’île; elle se bornait à affermer des parcelles de terre, sous des conditions très-arbitraires, entre autres celle qui laissait au gouverneur le droit de faire embarquer dans les vingt-quatre heures qui bon lui semblerait, sans enquête, jugement ni indemnité. Le gouverneur avait, au nom des lords directeurs de la Compagnie, le pouvoir judiciaire et civil. Lorsque l’Empereur fut envoyé à Sainte-Hélène, en 1815, une convention spéciale, conclue entre le gouvernement anglais et la Compagnie des Indes, fit passer temporairement l’administration de l’île entre les mains du gouvernement, qui s’engagea à indemniser la Compagnie de toutes les dépenses extraordinaires que causerait le séjour de Napoléon dans l’île.

L’Empereur mort, sir Hudson Lowe quitta Sainte-Hélène, et le 25 juillet 1821, jour de son embarquement, la Compagnie reprit, la jouissance de ses droits et privilèges. Ce même jour aussi elle rentra en possession de la ferme et de la maison de Longwood Old-House, de la maison construite à côté par le gouvernement anglais, et appelée Longwood New-House, et des autres constructions élevées à la même époque pour Napoléon et sa suite.

C’est alors que les bâtiments de Longwood Old-House furent utilisés pour l’exploitation d’une ferme. Les priviléges de la Compagnie expirèrent en 1833, mais ce ne fut que le 24 février 1836 que le major général Middlemore vint prendre possession de Sainte-Hélène, au nom de la Reine. Tous les domaines, toutes les possessions de la Compagnie dans l’île, et par conséquent les fermes, furent placés sous la surveillance d’un conseil de commissaires des domaines de la couronne. Le domaine de Longwood Old-House fut affermé à un cultivateur dont le principal bénéfice consistait dans les redevances qu’il tirait chaque jour des visiteurs. Le tombeau de l’Empereur au contraire était enclavé dans une propriété particulière.

On a dû par conséquent acheter cette propriété et obtenir, au moyen d’une indemnité, la résiliation du bail de la maison de Longwood. C’est pour satisfaire à ces deux conditions qu’un crédit spécial fut voté en 1858 par le Corps législatif et le Sénat; et à partir de ce moment l’habitation et le tombeau de l’empereur Napoléon furent inscrits sur les registres domaniaux de Sainte-Hélène, comme appartenant à S. M. l’empereur Napoléon III.

.Un officier supérieur de l’armée française, dont les services remontent au premier empire, fut envoyé à Sainte-Hélène pour veiller à la conservation de ces nouveaux domaines. C’est sur le compte rendu par lui de l’état des locaux confiés à sa garde que je fus désigné par mes chefs pour entreprendre, sous la direction du ministère des affaires étrangères, la réparation des dégâts commis pendant trente-huit ans. Arrivé à Sainte-Hélène le 1er mars 1859, je ne me suis rembarqué que le 31 décemhre 1860. Les pages qu’on va lire contiennent le résumé de ce qu’il m’a été possible de constater pendant ce séjour de près de deux ans. J’ai préféré faire connaître l’île en premier lieu par son aspect extérieur, attendu que chacun la voit ainsi d’abord; et les sentiments que son aspect éveille dans l’esprit du voyageur se ressentent toujours quelque peu des premières impressions reçues au moment de l’arrivée devant ses côtes.

CHAPITRE PREMIER.

Table des matières

SOMMAIRE.

Vents de sud-est et arrivée à Sainte-Hélène. — Curiosité des passagers. — Aspect sombre et désolé de l’île à l’extérieur. — Côtes acores et sûres pour la navigation. — Les vallons se réduisent à des crevasses. — Ravin de la prison. — Mouillage. — James-Town vu de la rade.

Le vent de sud-est, qui règne constamment dans les parages de Sainte-Hélène, oblige les navires qui arrivent d’Europe à faire un circuit par l’ouest, à s’avancer considérablement dans le sud, et à appuyer ensuite davantage vers lest jusqu à ce qu’ils se trouvent au vent de l’île. Ils n’ont plus alors qu’à se laisser aller vent arrière, ou à peu près, et pour l’observateur placé à terre ils semblent suivre la même route que s’ils venaient du Cap. Les navires à vapeur eux-mêmes sont habituellement forcés de manœuvrer de la même manière. Il est vrai que les bâtiments arrivant directement d’Europe à Sainte-Hélène sont fort peu nombreux; presque tous viennent au contraire de la Chine, des Indes, de la Réunion, ou tout au moins du cap de Bonne-Espérance. Aussi est-ce toujours du même point de l’horizon que l’on voit surgir chaque jour de nouvelles voiles, et c’est toujours aussi du côté opposé que l’on voit se diriger les navires qui s’éloignent de l’île. Les capitaines qui ont eu déjà occasion de suivre cette route, et qui savent à quoi s’en tenir sur les ressources de Sainte-Hélène, passent quelquefois sans s’arrêter; mais le plus souvent nécessité fait loi, et si une longue traversée a par trop réduit les approvisionnements, il faut bien faire contre mauvaise fortune bon cœur, et se décider à descendre à terre.

D’un autre côté, on voit fréquemment des navires déposer sur la jetée de James-Town des passagers qui ont exigé du capitaine avant de s’embarquer la promesse formelle de mouiller devant Sainte-Hélène. On devine facilement quel était leur but, mais aucun doute n’est plus possible quand on les voit, à peine débarqués, s’enquérir avec empressement des moyens de gagner Longwood. Ceux qu’un souvenir historique sollicite de cette manière ont depuis la veille interrogé l’horizon pour chercher au loin la place de cette curieuse étape de leur voyage. C’était à qui pourrait le premier démêler le profil de l’île au milieu des brumes qui, sous les tropiques, voilent presque toujours les confins du ciel et de l’eau. A mesure que l’on approche, on voit une masse confuse et noire s’élever au-dessus de l’Océan, ombragée par les nuages qui se groupent autour d’elle. A partir de ce moment, l’œil ne quitte plus ce qu’il a cherché si longtemps; il interroge chaque tache, chaque ligne, tout ce qu’il peut distinguer sur la surface d’un gris sombre qui se présente à lui; il cherche à y reconnaître des arbres, des maisons. Un moment le capitaine indique sur une hauteur, entre deux nuées, un point qu’il dit être voisin de la résidence de l’Empereur, mais déjà la vue est masquée par les roches les plus avancées de l’île, et le bateau continue paisiblement sa route le long d’une côte abrupte et décharnée, qu’il contourne de fort près. Les marins savent qu’il n’y a pas de roches à craindre, et on en profite pour considérer d’un œil étonné les prodigieuses hauteurs de ces rives, les blocs immenses de rochers entassés les uns sur les autres, et les mouettes qui paraissent être seules à habiter ce séjour de désolation. On cherche des vallons, on ne découvre que quelques maigres ravins, plus semblables à des crevasses, et dans ces ravins même on a peine à apercevoir quelque verdure, quelque trace de végétation; on ne voit que des bancs de roches noirâtres, sillonnés par d’innombrables filons serpentant sur toutes les faces de la montagne; nulle part on ne voit un coin pour mettre pied à terre, ni un chemin pour gagner les hauteurs. Il est impossible de rencontrer des rivages offrant un aspect plus inhospitalier que ceux-là. On contourne enfin un piton en forme de pain de sucre, et bientôt on se trouve en face d’un ravin au fond duquel est une prison, et qui est fermé par un retranchement; des triangles noirs se montrent par-dessus cette clôture, ce sont des baraques dans lesquelles on entrepose les noirs trouvés à bord des navires négriers capturés par l’escadre de la côte d’Afrique.

Au bout de quelques instants on entend filer la chaîne, et le navire s’endort tranquillement à l’ancre, en face de James-Town, entre d’autres vaisseaux cosmopolites comme lui, et deux ou trois pontons attendant leur tour de démolition. Saisis en flagrant délit de traite, un tribunal maritime spécial les a condamnés à la destruction.

En ce moment on a devant soi le vallon principal de l’île, formant une gorge étroite, resserrée entre deux versants escarpés et arides. Sur les premiers plans on découvre un retranchement fermant la vallée, quelques arbres au milieu des maisons, un clocher rectangulaire, surmonté d’une pyramide peu élevée; plus loin, sur un versant de la montagne, se dessine une route qui grimpe péniblement vers une maison blanche, entourée de quelques arbres. On se sent alors porté à penser que l’intérieur de l’île doit être plus fertile que les côtes, et que ce coin plus riant est l’indice d’une végétation plus riche. La suite montrera jusqu’à quel point cette espérance est fondée.

Enfin on peut remarquer à sa droite, au sommet des hauteurs qui surplombent la ville, deux groupes de constructions; ce sont deux établissements militaires: le plus élevé, et le plus éloigné en même temps, est High-Knoll; Ladder-Hill est le nom du plus proche. Ce dernier est même si près de la mer que l’on pourrait craindre de le voir s’affaisser dans l’abîme en écrasant les roches qui le supportent. Le nom de Ladder-Hill est justifié par cette longue balafre qui coupe obliquement le flanc de la montagne, et qui n’est autre chose qu’un long escalier fort roide, établi là de 1828 à 1829, à l’usage des gens ingambes.

VUE DE JAMES-TOWN. PRISE DE LA RADE


Il faut bien peu de temps à l’œil pour embrasser tout ce qui trouve place dans ce tableau, et le premier sentiment que l’on éprouve est une sorte de malaise. On appréhende le moment où l’on mettra pied à terre, comme si l’on devait être étouffé entre ces deux noires parois qui menacent d’engloutir la ville.

CHAPITRE DEUXIÈME.

Table des matières

SOMMAIRE.

Débarquement. — Premier gîte de l’Empereur à Sainte-Hélène. — Renseignements géographiques. — Disposition générale des crêtes et des vallées. — Aiguille aimantée. — Température. — Vents, orages et tremblements de terre. — Ressac et ras de marée.

Cependant le service de la santé a autorisé la libre communication du paquebot avec la terre. On descend d’abord dans un canot, et un instant après on se trouve devant un escalier sur lequel on a toutes les peines du monde à prendre pied, à cause d’un ressac permanent qui ballotte sans cesse les embarcations le long de la jetée. Si l’on n’a pas tant soit peu le pied marin, on est obligé de s’y reprendre à plusieurs fois, et de s’aider encore de la main que peut vous tendre un assistant charitable.

Les degrés conduisent à une chaussée de largeur inégale, en partie entaillée dans le roc, et en partie prise sur la mer, qui fut commencée en 1789 et agrandie en 1822, puis en 1852 et en 1860; on n’y trouve que quelques magasins sans importance, un dépôt de charbons, une aiguade. Au bout de 150 mètres environ on se trouve resserré entre un fossé de rempart et une courte plage sur laquelle la mer vient se briser en grondant. Un pont-levis conduit par-dessus le fossé à un long terre-plein, orné d’une profusion de bouches à feu de tout calibre et de toutes sortes de projectiles. Une sentinelle complète cet appareil de guerre, qui repose en paix depuis des années, et qui n’aura jamais sans doute à déployer ses fureurs. Il n’y a plus qu’une voûté à franchir, et l’on se trouve sur une place carrée, dont l’aspect satisfait la vue. A droite on a d’abord deux ou trois maisons, puis l’église, dont on connaît déjà le clocher; à gauche quelques constructions basses et des arbres, puis un jardin, et à la suite la maison dans laquelle l’Empereur passa la première nuit qui suivit son arrivée, du 18 au 19 octobre 1815; en face, une rue large et propre: on est dans James-Town.

La position géographique de Sainte-Hélène est donnée dans l’Annuaire du Bureau des longitudes par la longitude et la latitude de l’observatoire de Ladder-Hill; ces données sont: latitude 15° 55′ sud, et longitude 8° 3′ 13″.

On compte de Sainte-Hélène à la côte d’Afrique 190 myriamètres.

De Sainte-Hélène à la côte d’Amérique, 290 myriamètres.

De Sainte-Hélène à l’Ascension, 96 myriamètres.

La plus grande longueur de l’île est dirigée de l’est à l’ouest; elle est d’un peu moins de 17 kilomètres; sa plus grande largeur est de 11 kilomètres environ. Le périmètre approché est de 45 kilomètres.

Le dessin ci-après indique les points les plus élevés de l’île et les crêtes qui les réunissent. On a ainsi la distribution des différents bassins de l’île. On peut constater l’existence de deux points culminants, reliés à quelques pitons inférieurs par des crêtes généralement étroites, qui finissent toutes par tomber brusquement dans la mer.


Les vallées sont toutes profondes et d’un parcours difficile dans le sens de leur longueur. Elles présentent souvent des ressauts brusques formant des cascades, dont la principale offre une chute d’environ trente mètres; elle est située près de l’habitation de Briars, où Napoléon vint s’établir le lendemain de son débarquement, et où il passa environ trois semaines en attendant que Longwood fût prêt à le recevoir. Les vallées restent étroites jusqu’à la mer: celle de James-Town est la plus large, et elle n’a encore que cent vingt mètres vers son extrémité.

La déclinaison de l’aiguille aimantée était de 24° 20′ en 1860.

La température de Sainte-Hélène reste toujours comprise entre des limites assez rapprochées. Des observations faites tous les jours à Longwood pendant cinq ans ont donné une température moyenne de 16°, 33. On a eu une fois dans cet espace de temps un minimum de 11°, 10, et une fois un maximum de 25°, 33. On restait habituellement entre 16°, 70 et 22°, 20.

A James-Town, qui est le point le plus chaud de l’île, on a une différence presque constante de 5° avec celle de Longwood. Le mois d’octobre est en général le plus froid et mars le plus chaud.

Le vent de sud-est souffle continuellement sur l’île avec de très-faibles écarts vers le sud et vers l’est; son intensité est généralement assez grande; aussi ses effets sont-ils très-sensibles sur les points qui sont exposés en première ligne à son influence, comme, par exemple, Longwood. De temps en temps, mais à d’assez grands intervalles, le vent passe au nord-ouest par le nord-est, mais il ne souffle de cette partie-là que pendant un petit nombre d’heures, et une pluie vient alors ramener le vent au sud-est. Les calmes complets sont fort rares et durent fort peu. En revanche, les tempêtes autour de Sainte-Hélène sont à peu près inconnues, et sur l’île elle-même il n’y a pas d’orages; on n’y voit presque pas d’éclairs; on n’en a pas aperçu un seul pendant l’été de 1859-60, qui a été un des plus chauds et des plus secs de ces dernières années.

On cite un tremblement de terre à Sainte-Hélène le 15 juin 1756, un second en 1780, un troisième le 21 septembre 1817. On a conservé le souvenir d’une trombe qui a éclaté sur l’île en 1719 et occasionné de grands ravages.

Le ressac qui se fait sentir d’une manière continue devant la jetée de James-Town n’atteint jamais une violence dangereuse; mais on n’a pas oublié dans l’île l’impression produite les 16 et 17 février 1846 par un ras de marée qui est venu ravager les travaux de défense de la baie et la jetée, et couler à fond en même temps plusieurs navires qui se trouvaient sur rade, ainsi qu’un bon nombre de petites embarcations appartenant à des pêcheurs ou à des bateliers.

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€1,99
Altersbeschränkung:
0+
Veröffentlichungsdatum auf Litres:
16 Januar 2025
Umfang:
133 S. 39 Illustrationen
ISBN:
4064066325800
Verleger:
Rechteinhaber:
Bookwire
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