Buch lesen: "Les peintres des fêtes galantes : Watteau, Lancret, Pater, Boucher"

Schriftart:

Charles Blanc

Les peintres des fêtes galantes : Watteau, Lancret, Pater, Boucher


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066306434

Table des matières

L’HISTOIRE DES PEINTRES.

ANTOINE WATTEAU.

NICOLAS LANCRET.

JEAN-BAPTISTE PATER.

FRANÇOIS BOUCHER.

HISTOIRE DES PEINTRES


En vertu des traités internationaux, toute traduction ou contrefaçon de cet ouvrage seront poursuivies parles éditeurs-propriétaires.

Les vignettes qui accompagnent cette édition des Peintres des Fêtes galantes ne sont pas données comme spécimen des gravures destinées à la grande édition de l’Histoire des Peintres qui reproduit les chefs-d’œuvre des Maîtres de toutes les écoles. Ces vignettes ne sont qu’un accessoire, et servent de têtes de chapitre aux monographies de l’édition grand in-4°. Leur petite dimension a permis de les employer pour l’ornement de ce volume.

L’HISTOIRE DES PEINTRES.

Table des matières


L’histoire de la peinture est inconnue, et pourtant quoi de plus charmant à raconter et à lire? Non-seulement l’existence des grands artistes est toute remplie de romans et de drames, mais elle se rattache encore par mille liens à tout ce qui nous émeut et nous captive le plus: la politique, l’amour, les actions héroïques, la physionomie des personnages fameux, les mœurs des divers peuples, leurs usages, leurs costumes. Peut-on écrire la vie de Gros, par exemple, sans rappeler les batailles de l’Empire; la vie de Léonard de Vinci, sans pénétrer à la cour de François Ier; la vie de Titien ou celle d’Albert Durer, sans faire revivre les grandes figures de Luther et de Charles-Quint? Il y a un moment où l’histoire de l’art, soulevant des tapisseries auxquelles on n’a pas encore touché, nous introduit par une porte secrète auprès de la grande histoire, et nous y fait rencontrer Holbein entre Anne de Boulen et Henri VIII, Vélasquez à côté de son ami Philippe IV, Rubens en compagnie de Marie de Médicis, et Philippe de Champagne dans les appartements de Richelieu.

Les livres d’art ont été jusqu’à ce jour des livres sans aucun charme, et par conséquent sans aucun art. Écrits pour la plupart d’un style sec et décoloré, ils ont résolu ce singulier problème de nous ennuyer en nous parlant de ce qui doit nous ravir, la beauté. Qu’est-ce donc que la peinture, si ce n’est le monde vu par son côté le plus charmant, par le côté qui intéresse l’esprit et plait aux regards? Considérée d’ailleurs en elle-même, l’HISTOIRE DES PEINTRES, si on la suit pas à pas dans chacune des personnalités qui la composent, depuis la Renaissance jusqu’à Prud’hon ou Léopold Robert, jusqu’à Reynolds ou Goya, et, si l’on veut, jusqu’à M. Ingres; cette histoire, disons-nous, a un attrait particulier, indépendant de l’affinité des tableaux avec les temps et les modèles, et cela parce que la plupart des peintres eurent une existence pleine d’intérêt, et furent comme les héros de toute sorte de romans, tantôt gracieux, tantôt pathétiques et terribles. Qu’on prenne au hasard la vie de Ribera, celles de Rembrandt, de Watteau, de Berghem: on y verra, soit un drame domestique aussi émouvant que les Martyres du peintre espagnol, soit le développement d’un caractère fantasque, rêveur et personnel, soit les mobiles émotions d’un poëte amoureux, soit un modèle de tranquille et riante philosophie. De sorte que, en dehors même de leurs sujets favoris, les peintres ont presque tous une vie intéressante, colorée, pleine d’accidents, comme cela doit naturellement arriver aux hommes faits pour sentir.

Écrire dans la langue française, la plus parlée aujourd’ hui de toutes les langues de l’Europe, l’Histoire des sept grandes écoles de peinture; réunir ainsi en un livre d’un format élégant et facile tant de documents ignorés, non traduits, épars dans les ouvrages hollandais, italiens, flamands, espagnols, anglais... n’est-ce pas rendre un service aux amateurs de tous les pays, saluer dans chaque nation ce qui l’honore, et faire admirer à chacune d’elles ce qui fait la gloire des autres?

Combien d’ouvrages coûteux, incomplets, écrits d’un style barbare, dénués de toute poésie, seront rendus inutiles par un livre qui en reproduira la substance, mais non la pesanteur, qui en rectifiera les errements, en relèvera les contradictions et les fautes, et en extraira pourtant ce qu’ils ont d’utile, à savoir: les faits incontestables, les indications précieuses, et enfin, parmi tant de jugements, ceux qui méritent d’être discutés ou conservés!

Une telle HISTOIRE DES PEINTRES s’adresse à tous les genres de lecteurs. Elle offre aux gens du monde un nouveau domaine de jouissances, un moyen d’enrichir leur conversation, de vérifier, pour ainsi dire, par l’histoire de l’art, ce qu’ils savent déjà de la littérature, des mœurs, de la géographie des nations et de leurs idées. Greuze sera la palette de Diderot; Wouwermans dira les habitudes des chasseurs; Van Dyck nous retracera les physionomies de l’Angleterre au temps du second Stuart; Raphaël nous livrera les clefs du Vatican, et saura nous initier aux secrets de la papauté, à la manière dont elle entendait s’emparer par les sens du gouvernement de l’univers. Lorsque les visiteurs seront groupés autour d’une table de salon, que pourra-t-on étaler devant leurs yeux, sous les clartés de la lampe, qui vaille l’HISTOIRE DES PEINTRES? Quel livre magnifiquement illustré, quel ouvrage de luxe pourra égaler le charme et l’importance de celui qui renfermera les œuvres les plus variées et les plus belles des grands maîtres, un album où Lawrence aura mis un de ses élégants portraits; Rembrandt, sa Ronde de nuit; Holbein, sa Danse des morts; Terburg, Netscber ou Metsu, quelque scène d’intérieur remplie de grâce, de mystère et de modestie; Joseph Vernet, une marine; Ruysdaël, un paysage; Van der Neer, un clair de lune; Greuze, une famille de frais enfants et de belles jeunes filles; Van Huysum, un bouquet de fleurs...? Et si l’on permet à l’écolier de parcourir d’une main prudente une aussi précieuse galerie, que de choses viendront se classer d’elles-mêmes dans son esprit! que d’instruction ne puisera-t-il pas dans cette Histoire de la peinture, qui n’est après tout que la peinture de l’Histoire! On conviendra facilement que tout l’esprit du monde dépensé à l’illustration de tel ou tel livre à la mode ne saurait être aussi profitable aux jeunes gens qu’un ouvrage où seront reliés, pour ainsi dire, les musées de Florence, de Dresde, d’Amsterdam, de Madrid, de l’Ermitage et du Louvre. Celui qui médite un voyage en Italie saura d’avance ce qu’il faut aller voir au Vatican; ce qui l’attend à Naples, dans la sacristie des Chartreux; à Milan, dans le musée de l’Ambrosienne; à Parme, sous la coupole de Saint-Jean.

Ainsi comprise, l’HISTOIRE DES PEINTRES sera pour les futurs voyageurs un itinéraire, et pour ceux qui ont déjà parcouru l’Europe un recueil abondant de souvenirs.

Quant aux artistes, ce livre est fait pour eux, avec l’amour de leurs ouvrages, à la gloire de leurs devanciers et d’eux-mêmes. Quand ils y auront lu le passé de leur art, si plein d’enseignements, de nobles exemples et de grandeur, ils nous auront peut-être quelque reconnaissance pour avoir ainsi popularisé le goût de la peinture, et leur avoir cherché et formé dans l’Europe entière une clientèle d’admirateurs.

ANTOINE WATTEAU.

Table des matières


Né en 1684. — Mort en 1721.

Charmant peintre de la galanterie, petit-fils de Rubens, n’êtes-vous pas de la famille de ces aimables historiens de l’anecdote et du plaisir, dont les Mémoires de Grammont sont le modèle? Combien de fois vos jolies toiles n’ont-elles pas rappelé à nos souvenirs les tableaux de l’incomparable conteur Hamilton! Ici, le roi Charles II prenant avec lui sa cour voluptueuse et la menant se promener sur la Tamise; des flottilles de barques attendant sous White-Hall; la cour descendant, comme une brillante cascade, les larges escaliers qui baignent leurs dernières marches dans le fleuve, et ces joyeuses escadres de l’amour se laissant emporter au courant des heures et de l’onde; là, quelque scène nocturne, plus ravissante encore: celle, par exemple, où milord Rochester et le comte de Killegrew, enveloppés dans leurs manteaux, abordent, sous les allées de Hyde-Park, miss Hobart et miss Temple qui tremblent derrière leurs masques noirs; ou bien encore miss Jennings, la blonde fille d’honneur, déguisée en bouquetière et faisant mine de vendre des oranges à la porte de la comédie, avant d’aller demander sa bonne aventure au fameux sorcier allemand de la Cité de Londres.

Teint frais, l’œil vif, bouche vermeille,

Un bouquet de fleurs sur le sein,

Chapeau de paille sur l’oreille

Et tambour de basque à la main.

Vivantes Figures! scènes heureuses! à peine

nous souvient-il maintenant qui les a peintes, si c’est la plume d’Hamilton ou la brosse d’Antoine Watteau.

Au commencement du dix-huitième siècle, Watteau avait seize ans. Louis XIV était vieux, vaincu et sombre. La France était morose et s’eunuyait à périr; Lulli était mort; Quinault et la poésie lyrique avaient un demi-siècle; les heureux du monde semblaient attendre la fin d’un règne dévot pour se dérider à leur aise, et, en attendant, il leur fallait toujours des strophes, de la musique, des fêtes; ils avaient besoin de l’Opéra, et l’Opéra manquait de décors. On fit donc venir de Valenciennes à Paris un peintre décorateur connu alors dans les Flandres, et ce digne homme, en partant de Valenciennes, amena le jeune fils d’un couvreur de la ville, vif écolier, d’autant plus friand de Paris et de l’Opéra que la maison de son père était pauvre, triste et nue. Cet écolier, c’était Watteau. Il aurait voulu peindre les Jardins d’Armide, les féeries qu’il voyait brosser à son compatriote le décorateur et qu’allaient illuminer les feux éblouissants de la rampe; mais il n’était pas temps encore: il était dit que Watteau débuterait, comme tant d’autres, par la misère et le chagrin, lui, si amoureux de la couleur et du plaisir! Il entra donc tout jeune chez un certain Métayer, espèce de corsaire qui avait réuni dans son atelier une douzaine de petits esclaves auxquels il faisait fabriquer des peintures de pacotille: moines, vierges, enfants Jésus, fleurs, paysages, et tous les anges du paradis et tous les saints de la légende. Watteau ne mit pas longtemps à être le plus habile et le mieux payé de la manufacture: il reçut trois livres par semaine! Le professeur, qui paraît avoir eu de l’instinct pour deviner les vocations, avait mis Watteau aux tableaux d’église, et bientôt, réduisant sa spécialité, il l’avait chargé exclusivement de peindre saint Nicolas, qui était un saint qu’on demandait alors beaucoup. Watteau faisait son saint Nicolas tout le long du jour; il le savait par cœur. Il en fit tant qu’il en pensa devenir fou; et, jetant à la fin son pinceau dans le bénitier, il prit la fuite, laissant là le sieur Métayer, sa fabrique, et ses saints qu’il envoyait au diable.

Pourquoi faut-il que la jeunesse soit ainsi le plus triste moment de l’existence, et que chacun soit condamné de la sorte à apprendre chez des maîtres ce qu’il savait eu naissant: la peinture, s’il est Watteau; le style, s’il est Voltaire? Car tout ne s’apprend-il pas, même les choses innées, même l’amour? et le cardinal de Fleury n’eut-il pas un jour l’idée d’enseigner l’amour à l’enfant qui devait être Louis XV! Voilà comment Watteau passa la première jeunesse. Eu sortant de chez Métayer, il se présenta chez Gillot, qui était du moins un peintre de quelque mérite, et qui le reçut à bras ouverts; malheureusement le maître et l’élève se trouvèrent avoir absolument le même caractère; or, rien n’est moins favorable à la sympathie des humeurs que leur exacte conformité. Nos deux artistes furent donc bien vite brouillés, et ils éprouvèrent autant de plaisir à se quitter qu’ils en avaient eu à se connaître.

Quand le grand roi mourut, et que le siècle nouveau, déchirant son deuil comme les parlementaires déchiraient son testament, poussa le joyeux cri de Régence, cri de la jeunesse, Watteau était occupé à peindre des décors d’opéra. L’Opéra! le siècle allait s’y porter; l’heureuse chance que de s’y trouver tout rendu! Mais n’était-il pas bien naturel que le peintre de la Régence eût vécu d’abord dans les coulisses? Il faut toujours savoir reconnaître le doigt de la Providence: on n’est un peu profond qu’à ce prix.

Voilà donc la Régence échappée et Watteau à l’unisson. Duclos prétend avoir écrit les Mémoires secrets de ce temps-là : c’est possible. Mais à coup sûr Watteau les a écrits, lui aussi, au jour le jour, partout à la fois, sur les paravents des salons, sur les éventails des marquises, sur les panneaux des hôtels et des calèches, sans compter les innombrables toiles semées à tous les vents de la richesse et de l’art prodigue; feuilletons charmants dont ce siècle fut épris, et qui nous en gardent la fidèle image. Voyez, en effet: ne voilà-t-il pas bien, sous ces grands arbres, derrière ces éventails mobiles, et dans leurs longues robes de soie, toutes ces adorables femmes qui perdaient si gaiement la royauté du roi, sûres de conserver toujours la leur? Et ces élégants gentilshommes qui s’inclinent et offrent le bras avec tant de grâce, en cherchant de l’œil les allées tournantes et mystérieuses, n’étaient-ils pas à Versailles tout à l’heure? Et le paysage lui-même, plein de cascades et de blanches statues à demi perdues dans le feuillage, n’est-ce pas bien le paysage de ce siècle qui aima tant à faire monter les jets d’eau dans les arbres, à endormir les naïades au bord des fontaines?

Si les heureux habitants des toiles de Watteau ne portent pas précisément les costumes historiques de l’époque, s’ils mettent un peu dans leurs habits la fantaisie spirituelle de leur manière d’aimer, est-ce à dire pour cela que ce ne soit pas là la véritable vie du dix-huitième siècle, et que ce peintre n’en soit pas le plus agréable historien? Quand un siècle porte de la poudre, des mouches, l’habit à paillettes, du vermillon à la joue et au talon, quand la réalité est si près d’être imaginaire, le caprice n’est-il pas le droit divin du costumier, et la vérité elle-même n’est-elle pas confondue alors avec l’invention? Madame de Grignan écrivait un jour à madame de Simiane, sa fille: «Rien n’est plus plaisant que d’assister à sa toilette et de la voir se coiffer (la duchesse de Bourgogne); j’y fus l’autre jour, elle s’éveilla à midi et demi, prit sa robe de chambre, vint se coiffer et manger une meringue; elle se frise et se poudre elle-même; elle mange en même temps; les doigts tiennent alternativement la houppe et la meringue; elle mange sa poudre et graisse ses cheveux: le tout ensemble fait un fort bon déjeuner et une charmante coiffure.) Ces aimables levers de femme, qui ressemblaient si fort à des lendemains de bal et qui n’étaient que les veilles des jours ordinaires, ne donnaient-ils pas aux peintres toute la liberté du masque, et s’ils en abusaient avec esprit, qui peut s’en plaindre?

D’ailleurs, si les robes de Watteau viennent de chez les fées, et non de chez la couturière, est-ce que la lèvre provocante de ses marquises, et leur tournure facile, et leurs yeux levés vers le plaisir, au lieu d’être baissés vers l’amour; est-ce que le mouvement si naturel de chaque groupe vers les allées ombreuses et fuyantes, et par-dessus tout cet air d’insouciance intrépide et de vocation providentielle pour la folie, ne sont pas autant de dates qui marquent le brillant départ du siècle, qu’attendaient les abîmes de la fin?

Éternelle variante du verbe aimer, l’œuvre de Watteau n’ouvre jamais que des perspectives heureuses. Elle éveille le désir, promet la volupté et fait penser à l’amour. La vie humaine y apparaît comme le prolongement sans fin d’un bal masqué en plein air, sous les cieux ou sous les berceaux de verdure. Si l’on revient, c’est d’un bocage où l’on retournera; si l’on s’embarque, c’est le Départ pour Cythère. L’onde est pure, endormie; les saules y laissent tremper leurs branches paresseuses; au loin l’écume aérienne des jets d’eau cherche la cime du bois; une île est couchée sur le lac, mystérieusement enveloppée des vapeurs du lointain. Des cavaliers, debout sur la rive, donnent amoureusement la main aux dames et s’embarquent pour le gai pèlerinage de Cythère. Vénus souriante, indiscrètement voilée, les reçoit dans sa gondole, tandis que des Amours, battant des ailes, servent de pilotes à l’embarcation... Comment s’étonner, après cela, que Watteau ait fait fureur et que les marquises aient voulu l’avoir jusque sur leurs éventails? Lui, vrai journaliste de la peinture, il paraissait tous les jours et n’a pu suffire à son temps. De travail, il n’en fut jamais question; il s’agissait de joie facile pour tout le monde, pour le peintre d’abord, et la grâce naissait d’elle-même sous son pinceau. Coloriste étincelant, coquet, il sème de perles chacun de ces tableaux qui, sous le nom d’Amusements champêtres, de Fêtes vénitiennes, représentent des danses et des dîners sur l’herbe, de galants tête-à-tête où les femmes écoutent les entretiens secrets, penchées sur l’épaule d’un amant, et laissant voir des - dents blanches sous leur masque de velours. Il se plaisait aux satins rayés, aux étoffes chatoyantes et changeantes, et à piquer d’une touche vive les mille détails de l’ajustement, les fleurs entrelacées dans la coiffure des dames, les paillettes du justaucorps et la fraise où s’encadre la figure de ses cavaliers, et les rubans de leurs culottes courtes et les rosettes de leurs souliers à talons. Dessinateur plein d’aplomb, devenu plus savant qu’il ne le croyait lui-même, à force de dessiner d’après nature tous les objets qui lui tombaient sous la main, Watteau excellait à camper ses petites figures, à leur prêter une désinvolture élégante, des mouvements naturels et faciles; il abordait les raccourcis avec beaucoup de sûreté, et s’il lui arrivait parfois de ne les pas réussir, il les manquait du moins avec grâce; il mettait jusque dans ses fautes la plus spirituelle des qualités d’un dessinateur, la vraisemblance. Du reste, il faisait ses tableaux comme la duchesse de Bourgogne s’habillait: «Les mêmes doigts tiennent alternativement la houppe et la meringue; elle mange sa poudre et graisse ses cheveux; le tout ensemble fait un fort bon déjeuner et une charmante... peinture...»

Die kostenlose Leseprobe ist beendet.

Genres und Tags

Altersbeschränkung:
0+
Veröffentlichungsdatum auf Litres:
16 Januar 2025
Umfang:
75 S. 9 Illustrationen
ISBN:
4064066306434
Verleger:
Rechteinhaber:
Bookwire
Download-Format:

Ähnliche Bücher